PSG-Real Madrid : comme à son habitude, Paris a montré un autre visage en Ligue des champions

Métamorphosés par rapport à leurs matchs de championnat, les Parisiens ont surclassé le Real Madrid mardi soir, en huitième de finale aller de la Ligue des champions.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 5 min.
Les Parisiens célèbrent leur victoire face au Real Madrid en huitième de finale aller de la Ligue des champions, le 15 février (FRANCK FIFE / AFP)

Pour les non-initiés qui ne regardent que les matchs de gala du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, il y a de quoi être optimiste. Après un match aussi dominé, aussi maîtrisé que celui face au Real Madrid (1-0), mardi 15 février, en huitième de finale aller de la Ligue des champions, un observateur neutre et peu habitué à regarder Paris serait tenté de dire que cette équipe a des allures de futur vainqueur de C1.

Sous la pluie battante, le Real Madrid n’a jamais sorti la tête de l’eau mardi au Parc des Princes. La faute à un PSG sûr de son plan et entreprenant, ce qui contraste totalement avec ses performances en championnat. Mardi soir, Paris a fait équipe quand Mauricio Pochettino cherche désespérément à en trouver une sur le long terme en Ligue 1. Certes, le PSG est leader du championnat et file tout droit vers le titre, mais rarement les Parisiens avaient autant convaincu que ce 15 février.

Il y a dix jours, le club de la capitale régalait à Lille (5-1) et on se disait que la machine était en route. Mais la mauvaise performance face à Rennes vendredi 11 février (1-0) faisait resurgir les doutes. Cette équipe du PSG est déroutante et a réalisé son meilleur match de C1 cette saison face au Real. "Paris a mérité de gagner, ils ont mieux joué que nous. On a eu beaucoup de difficultés à se sortir de la pression du PSG", a concédé Carlo Ancelotti, qui a vu son équipe ne tenter que trois frappes (aucune cadrée), contre 21 tirs côté parisien.

Un plan tactique finement préparé

Cette victoire, le PSG la doit à ses joueurs mais aussi et surtout à un Mauricio Pochettino inspiré. Le PSG s’était déjà surpassé en Ligue des champions cette saison, en s’imposant notamment face à Manchester City fin septembre au Parc des Princes (2-0). Mais Paris avait alors souffert, tout comme au match retour, finalement perdu après avoir ouvert le score (2-1). Hier, face au Real, il n'y a rien eu de tout ça. Paris avait un plan, finement préparé, et s’est contenté de le respecter. Avec brio.

L’entraîneur argentin du PSG s’est félicité de la "très bonne" performance de son équipe et a assuré, comme Ancelotti, que ses joueurs "méritaient la victoire". Tout en précisant avoir "beaucoup travaillé pour mettre en place la meilleure stratégie". La préparation du staff parisien a porté ses fruits et a surtout sauté aux yeux sur la pelouse du Parc. Depuis l’arrivée de Sergio Ramos dans les rangs parisiens l’été dernier, on pouvait s’attendre à un système à trois défenseurs, notamment avec les latéraux très offensifs que sont Nuno Mendes et Achraf Hakimi.

Hier, c’est Danilo Pereira qui s’est reconverti en défenseur central, avec succès. Très concentré, le milieu portugais a coupé les phases de transition adverses, tout comme les autres joueurs parisiens qui se sont appliqués à bien couvrir la profondeur. Et que dire de la prestation du milieu de terrain parisien, qui a étouffé celui du Real Madrid. "Habituellement, on sort bien avec le ballon. Ce soir, on a eu beaucoup plus de difficultés", a reconnu, défait, Carlo Ancelotti.

Un manque de justesse dans le dernier geste

"C’était un très bon match, on a coupé leurs circuits préférentiels et leur manière de jouer. On a mis beaucoup de pression sur leur milieu de terrain", s’est félicité de son côté Pochettino. Contrairement à ce que l’on peut constater de semaine en semaine en Ligue 1, le PSG avait donc un plan, qui ne reposait pas exclusivement sur les exploits de Kylian Mbappé.

Seulement, il aura fallu attendre le coup de tonnerre provoqué dans les dernières secondes du match par l’international français pour débloquer la situation. C’est dans le dernier geste que Paris a pêché hier soir et le club de la capitale risque de regretter au match retour de ne pas avoir converti plus de situations. Et si Paris a montré un tout autre visage dans le jeu mardi soir, il s’en est remis à une de ses spécialités, Championnat et Coupe d’Europe confondus : les fins de match.

Le PSG peut-il refaire le même coup au retour ?

Comme face à Lyon (2-1) et Metz (2-1) en septembre, Angers (2-1) et Lille (2-1) en octobre et Rennes (1-0) la semaine dernière, le PSG est allé chercher une victoire dans les derniers instants de la rencontre. Avec Mbappé en roi du money-time. Le Français a fait oublier le penalty raté plus tôt dans la rencontre par Lionel Messi (62e) et a offert un grand ouf de soulagement à Pochettino, qui livre une réponse à ses détracteurs. Depuis un an qu’il est au PSG, l’entraîneur argentin a en effet du mal à imposer sa patte sur le jeu parisien.

Il l’a fait mardi soir. Tout en rappelant après la rencontre qu’"il reste encore un match", la manche retour à jouer au stade Santiago-Bernabéu, le 9 mars. Après avoir limité la casse, le Real Madrid reste serein quant à sa qualification. "On reste confiants, parce qu’on va jouer à la maison au retour. Le stade va nous pousser", a assuré Ancelotti après la rencontre. Une confiance exacerbée par le fait que l’ex-entraîneur du PSG (2012-2013) sait que son ancien club a du mal à se montrer régulier sur la durée.

L’enjeu du match retour résidera donc là : le PSG sera-t-il capable de rééditer la même performance, avec une aussi grande maîtrise ? En huitièmes de finale l’an dernier, Paris avait écrasé le FC Barcelone au Camp Nou (4-1) avant de trembler pendant 90 minutes, au retour, au Parc des Princes (1-1). Pour éviter de vivre le même scénario, Pochettino a trois semaines pour préparer aussi minutieusement le match retour que celui de mardi soir.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers PSG

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.