Michel Platini doute du "fair-play financier" du PSG

Le président de l'UEFA s'interroge sur la validité du contrat qui lie le club parisien avec l'office touristique qatari.

Le président de l\'UEFA, Michel Platini, le 22 février 2014 à Nice.
Le président de l'UEFA, Michel Platini, le 22 février 2014 à Nice. (FEDERICO GAMBARINI / DPA)

Et si le Paris-Saint-Germain se voyait sanctionné par l'UEFA ? Dans un entretien au Parisien, jeudi 24 avril, le président de l'association européenne de football se dit "pas sûr du tout que le PSG respecte le fair-play financier", un dispositif qui interdit aux clubs de dépenser plus d'argent qu'ils n'en génèrent.

Avec l'instauration du fair-play financier, mis en place par l'UEFA, les clubs sont désormais tenus de présenter des comptes équilibrés – dans une certaine fourchette – et ceux qui ne respectent pas ce principe s'exposent à des sanctions. "Les premières décisions seront annoncées début mai", confirme Michel Platini qui prévient : "Si vous attendez du sang et des larmes, vous serez déçus. Il y aura des choses dures mais pas d'exclusions des compétitions européennes."

Le contrat avec le Qatar est-il correct ?

Interrogé par Le Parisien sur le cas spécifique du PSG, Michel Platini se montre prudent : "Je ne veux pas parler précisément d'un club. Ce n'est pas mon rôle. Disons simplement que le modèle économique du PSG est particulier et atypique. Ce contrat d'image avec, l'office touristique qatarien, est innovant, c'est le moins qu'on puisse dire."

Signé en 2012, ce contrat rapporte environ 200 millions d'euros par an au PSG, soit près de 50% du budget du club, selon le journal. "Mais est-il valable ? Le montant du contrat est-il correct ? Ce sont autant de questions que les experts doivent trancher", lâche Platini.

"Le PSG joue-t-il avec les limites de la règle ?", interroge le quotidien. "Non. On ne peut pas dire cela. (...)Ils ont simplement choisi une voie pour financer leurs investissements et atteindre l'équilibre. Mais le PSG respecte-t-il pour autant les règles du fair-play financier ? Pas sûr... Pas sûr du tout même", estime le Président de l'UEFA.