Finale de Ligue des champions : interdire l'accès aux Champs-Élysées ? L'idée divise les supporters parisiens

Au-delà de l'enjeu sportif, une question est désormais au centre des préoccupations : la gestion des flux des fans de football.

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Radio France
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Les supporters du PSG célèbrent la qualification de leur équipe pour la finale de la Ligue des Champions après sa victoire 3-0 face à Leipzig, le 18 août 2020 sur les Champs-Élysées à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

Le Paris Saint-Germain affronte le Bayern Munich en finale de la Ligue des champions, dimanche 23 août. Au-delà de l'affiche, l'enjeu est aussi la gestion des rassemblements de supporters, au moment où l'épidémie de coronavirus connaît un rebond, notamment en Île-de-France. Lors des demi-finales, il y avait du monde dans les bars, puis dans les rues, à Lyon mercredi ou sur les Champs-Élysées mardi, sans que les gestes barrières soient respectés. L'interdiction d'accès aux Champs-Élysées, lors de la finale dimanche soir, est à l'étude. Une mesure réclamée sur franceinfo par l'adjointe à la Santé à la mairie de Paris, Anne Souyris. La proposition fait débat parmi les supporters parisiens.

Frédéric, attablé dans un bar d'habitués de l'est parisien pour suivre la demi-finale perdue par Lyon face au Bayern, est un supporter passionné. "Il y a 15 ans, je pense que j'aurais fait la même chose", assure-t-il. Mais, choqué de voir toute cette foule sur les Champs-Élysées mardi soir, aujourd'hui il s'est assagi. Alors, faut-il fermer "la plus belle avenue du monde" totalement, pour la finale dimanche ?Fréderic se dit partagé : "Les Champs-Élysées c'est un lieu qui est un peu mythique. Soit on les ferme, soit on les ouvre mais on met un dispositif conséquent. Le tout, c'est une question d'anticipation."

"Le risque que ça parte dans du n'importe quoi"

Anticiper pour ne pas être débordé, est-ce possible ? Pas vraiment, selon Quentin âgé de 19 ans mais pas sans recul pour autant : "Le problème c'est que c'est tellement immense qu'on ne peut pas gérer tout le monde en même temps. Il y a trop de risques que ça parte dans du n'importe quoi." 

Une voix s'élève contre cette possibilité de fermer les Champs-Élysées. Kider, le patron, donne son avis : "C'est trop radical parce que même si on les ferme, ils vont se retrouver ailleurs, les supporters." Une mesure qui serait inefficace et assez peu compréhensible au regard d'autres décisions récentes, selon lui : "Quand vous voyez qu'on laisse faire des choses, comme au Puy du Fou où on laisse venir les gens..." Tous s'accordent en revanche sur la difficulté de trouver une solution satisfaisante.

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