Finale de la Coupe de France : on va "défendre crânement nos chances" contre le PSG, assure Claude Puel, l'entraineur de Saint-Étienne

Le Paris-Saint-Germain et l’AS Saint-Étienne disputent ce vendredi soir la finale de la Coupe de France.  "C'est un match de coupe comme on aime bien et qui réserve toujours des surprises", a déclaré l'entraîneur des Verts.

L\'entraîneur de l’AS Saint-Étienne Claude Puel lors d\'une conférence de presse au Stade de France, le 23 juillet 2020, veille de la finale de la Coupe de France. 
L'entraîneur de l’AS Saint-Étienne Claude Puel lors d'une conférence de presse au Stade de France, le 23 juillet 2020, veille de la finale de la Coupe de France.  (FRANCK FIFE / AFP)

Claude Puel, entraîneur de l’AS Saint-Étienne a bien conscience que son équipe n'est pas favorite face au Paris-Saint-Gemain à l'occasion de la finale de la Coupe de France qui se déroulera vendredi 24 juillet à 21h, au Stade de France. Mais "on s'attachera à défendre crânement nos chances", a-t-il assuré.

franceinfo : Sur le papier, on ne peut pas dire que vous êtes favoris. Croyez-vous en vos chances ?

Claude Puel : Bien sûr, on n'est pas favoris mais ce ne sont pas les matchs amicaux qui décrètent si on est favoris ou pas, c'est simplement la qualité de l'effectif parisien. Et c'est vrai que c'est une des meilleures équipes d'Europe. Après, c'est un match de coupe comme on aime bien qui réserve toujours des surprises. On s'attachera bien sûr à être bien présent, à être acteurs dans ce match et puis à défendre crânement nos chances.

Cela doit être un grand plaisir de retrouver la compétition ?

Oui, reprendre le terrain, reprendre les compétitions. C'est quelque chose de très, très particulier de reprendre la compétition au bout de cinq mois et par une finale de Coupe. Il y a beaucoup d'interrogations dont la contenance du stade. On parle de jauge de 5 000 possibilités de supporteurs alors qu'on est dans un stade de 80 000. Mais bon, c'est une donnée qu'on ne maîtrise pas.

On peut retrouver facilement le haut niveau après 5 mois d'interruption ?

Il faut toujours plusieurs matchs de compétition pour élever le niveau de jeu de l'équipe, mais c'est vrai que c'est une donnée particulière. Les Parisiens ont fait une préparation beaucoup plus portée sur la vitesse, moins sur le fond. On le voit dans leurs matchs amicaux, ils essayent de plier les matchs dès les 25 premières minutes et de gérer derrière. Et puis, il y a une donnée particulière avec l'adaptation de nouveau règlement, la possibilité de cinq changements qui peut profiter à l'équipe parisienne qui a surement moins de fond que nous, puisqu'on avait fait plus de foncier, mais qui a des possibilités sur le banc pour maintenir une qualité extraordinaire. Mais après la Coupe de France, c'est une compétition qui bouscule beaucoup de choses.

Saint-Étienne n'a pas ramené la coupe depuis 1977. Cela donne envie à l'entraineur que vous êtes ?

Oui, bien sûr, la finalité, c'est ça. Mais avant tout, il faut se concentrer sur le match, se lâcher et être acteur dans ce match. Le résultat ne pourra venir que de bonnes entreprises. Il faut aborder les choses comme il se doit et ne pas être spectateur.