Violences dans les stades : quelles réponses en Europe ?

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Article rédigé par
F. Charuel - franceinfo
France Télévisions

Après Nice-Marseille, le match Lyon-Marseille a été interrompu dimanche 21 novembre à cause de la violence des supporters. Confrontés à ce phénomène, comment réagissent nos voisins européens ?

Dimitri Payet a porté plainte lundi 22 novembre contre son agresseur présumé. Celui-ci sera jugé en comparution immédiate. Le joueur de l'OM a reçu une bouteille d'eau sur la tête lors du match dimanche contre l'OL, club puni au minimum d'un match à huis clos. La violence dans les stades est de plus en plus présente en France et en Europe. Face à cela, les réponses sont diverses. L'Angleterre, berceau du foot et de l'hooliganisme, oblige les personnes condamnées à pointer au commissariat les soirs de match. Les supporters sont obligés de s'asseoir dans les gradins, où la vidéosurveillance est massive. Le pays a tapé au porte-monnaie avec une augmentation du prix des billets.

Beaucoup de répression, peu de prévention


En Allemagne, c'est plus préventif. Il y a un dialogue entre les fans, les clubs et la police. Les fans respectueux sont mis en avant pour marginaliser les plus violents, les stades sont modernisés pour plus de sécurité. En Belgique, deux mesures répressives : des amendes élevées et des interdictions de stade qui peuvent aller jusqu'à dix ans. En Italie, c'est très répressif, mais pas forcément efficace. Les interdictions de stade peuvent aller jusqu'à dix ans, elles peuvent même être préventives. Provoquer l'interruption d'un match peut coûter de la prison ferme et il existe une carte d'identité des supporters, mais il n'y a pas que la violence dans les stades en Italie, il y aussi le racisme qui peut empêcher des matchs de se dérouler.

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