D1 féminine : les trois clés du premier sacre des joueuses du Paris Saint-Germain

Au terme d'une saison éclatante, le PSG féminin est devenu champion de France, vendredi, pour la première fois de son histoire, devant l'Olympique lyonnais.

Article rédigé par
Hugo Lauzy - franceinfo: sport
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
L'attaquante du Paris Saint-Germain, Kadidiatou Diani, lors du choc OL-PSG, le 30 mai 2021. (OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP)

Après le match nul face aux Lyonnaises (0-0), dimanche 30 mai, sur la pelouse du Groupama Stadium, les Parisiennes avaient déjà fait un grand pas vers le titre sans avoir le droit de le montrer. Vendredi 4 juin, pour la dernière journée du championnat, la rencontre face à Dijon (3-0) s'est soldée sur une vingtième victoire cette saison, synonyme enfin de premier titre de champion de France dans l'histoire du club et de fin de règne des Lyonnaises, après 14 sacres consécutifs. Retour sur les clés d'un parcours sans faute du PSG sur et en dehors du terrain.

Un PSG patient 

Depuis leur rachat du PSG en 2011, les repreneurs qataris ont mis les moyens pour professionnaliser la section féminine et rattraper leur retard sur l'Olympique lyonnais, véritable modèle à suivre mais aussi cible à abattre. Nouvelles structures d'entraînement, moyens financiers supérieurs, coachs expérimentés et reconnus comme Farid Benstiti et Patrice Lair, le PSG a vite appris et a grandi sans se fixer de limites. 

Porté par des effectifs composés de nombreuses internationales, le club parisien a accroché à huit reprises la place de vice-champion de France entre 2011 et 2020 derrière l'Olympique lyonnais. En plus de cette régularité en championnat, les finales de Ligue des champions en 2015 et 2017 puis la Coupe de France remportée en 2018 par les Parisiennes ont peu à peu modifié le rapport de force avec les Lyonnaises de Jean-Michel Aulas. Le titre de champion acquis cette saison est donc un aboutissement qui vient valider les investissements sportifs et financiers du club, après plus d'une décennie passée dans l'ombre lyonnaise.

Des joueuses étrangères pour rivaliser avec l'OL

Souvent devancé par son rival lyonnais sur le terrain, le PSG l'a aussi longtemps été au niveau des transferts pour attirer des joueuses capables de lui faire passer un palier. Alors que Lyon fournit une grande partie des internationales françaises, la direction parisienne a misé sur des joueuses étrangères rôdées au haut niveau et pour en faire des cadres dans chacune des lignes de l'équipe. 

Plusieurs joueuses comme la gardienne Christiane Endler, les défenseures Ashley Lawrence et Irene Paredes, les milieux Sara Däbritz et Formiga, ou encore les attaquantes Nadia Nadim ou Signe Bruun, ont constitué des pièces-maîtresses de l'effectif dirigé par Olivier Echouafni ces dernières années. Une plus-value incontestable sur le plan du jeu, renforcée par de jeunes joueuses internationales françaises comme Kadidiatou Diani, Perle Morroni, Grace Geyoro, Sandy Baltimore ou Marie-Antoinette Katoto, pour la plupart issues de la formation. Un mélange explosif d'expérience et de jeunesse qui a réussi aux Parisiennes cette saison en championnat.

Olivier Echouafni, la clé de l'équilbre sportif

Ce succès sur toute la ligne est incarné par Olivier Echouafni, bâtisseur de cette équipe historique. Arrivé au début de la saison 2018-2019 au Paris Saint-Germain après son passage express de 2016 à 2017 en tant que sélectionneur de l'équipe de France féminine, l'ancien milieu défensif a renouvelé l'effectif et mobilisé son groupe autour d'un nouveau discours. 

Après les échecs en finale de Coupe de France et en demi-finale de Ligue des Champions, les Parisiennes sont reparties de l'avant en championnat pour devenir plus compactes et réalistes dans les rencontres clés. Meilleure défense avec seulement quatre buts encaissés cette saison, une attaque de feu sublimée par plusieurs festivals offensifs dont le 14-0 infligée à Issy-les-Moulineaux, le 14 novembre 2020, ainsi qu'une victoire et un nul lors des deux affrontements avec l'OL, le PSG version Olivier Echouafni a littéralement marché sur tous ses adversaires en championnat. 

Un constat confirmé par les statistiques qui démontrent la supériorité des Parisiennes. Au classement des buteuses, Marie-Antoinette Katoto a aussi dominé avec 21 réalisations en 22 matches (ex-aequo avec la Bordelaise Khadija Shaw) contre 13 buts pour Kadidiatou Diani qui termine sur le podium. Une efficacité également présente dans la dernière passe où l'ailière Sandy Baltimore a délivré 12 passes décisives. Le PSG 2021, une vraie mécanique de précision qui n'a cette fois-ci pas flanché pour atteindre son but.

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