Lille : "Je savais que ça serait difficile de passer derrière Christophe Galtier", admet Jocelyn Gourvennec

L'entraîneur du Losc est revenu sur la première partie de saison de son équipe, ainsi que sur son arrivée au club.

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France Télévisions
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Jocelyn Gourvennec lors du match de Ligue des champions opposant le LOSC à Wolfsburg, le 8 décembre 2021, à Wolfsburg. (RONNY HARTMANN / AFP)

"Il faut qu'on repousse nos limites, je veux encore faire mieux": l'entraîneur de Lille Jocelyn Gourvennec a fait part, jeudi 23 décembre à l'AFP, de son ambition pour la deuxième partie de saison du champion de France en titre, 8e après son succès (3-2) à Bordeaux mercredi.

AFP : Quel bilan tirez-vous de la première partie de saison du Losc ?

Jocelyn Gourvennec : On a été irrégulier en Ligue 1. Une fois qu'on a lancé la Ligue des champions, on a été mieux en championnat, mais sans avoir les résultats qu'on aurait pu espérer par rapport à ce qu'on faisait sur le terrain. On est passé d'un début de championnat assez laborieux à ensuite du mieux à tous les niveaux, mais sans concrétiser, et puis le fait de s'être mis au niveau en Ligue des champions, ça a fait prendre conscience à tout le monde qu'on pouvait faire de bonnes choses. C'est ça qui nous a fait basculer du bon côté.

Les premières semaines ont pourtant été difficiles. Comment avez-vous redressé la barre ?

On a fait le dos rond quand il fallait. On ne s'est pas énervé, ce n'est pas parti dans tous les sens, on est resté focus. Le groupe a toujours bien répondu, est toujours resté très travailleur et pour moi, le comportement des joueurs à l'entraînement c'est toujours un indicateur. L'équipe a bien progressé, a pris de l'épaisseur, mentalement et dans le jeu. Il y a encore du travail, on l'a vu hier (mercredi). Mais on a du répondant, on est capable de revenir et ce qui est intéressant, c'est qu'on a réussi à renverser le match car on a été efficace.

Dans quels domaines votre équipe doit-elle progresser ?

On doit être beaucoup plus exigeant, beaucoup plus régulier. Les joueurs ont retrouvé les bonnes sensations de la saison dernière où ils étaient capables, dans l'adversité, de rebondir. Ce qui nous a manqué sur la phase aller, c'est de l'efficacité car on s'est créé beaucoup d'occasions, beaucoup plus que l'année dernière, mais on n'a pas suffisamment concrétisé. C'est en réglant ça, en étant plus clinique, qu'on peut se donner de l'air. On est positionné, on est à l'affut.

Craignez-vous un affaiblissement de l'équipe lors du mercato ?

Je laisse le président gérer ces affaires-là. Jusqu'à présent, je n'ai pas eu beaucoup de temps pour gérer autre chose que le sportif, le management du groupe. On verra ce que le mercato donne. Le président a dit que l'idée serait de garder une équipe compétitive. C'est ce qu'il avait fait en arrivant lors du mercato l'année dernière et c'est ce qu'il va encore faire. 

"Si Jonathan Ikoné s'en va, il sera remplacé. Compte tenu des échéances qu'on a, je ne vois pas comment on peut ne pas le remplacer. On a tellement d'échéances importantes, d'affiches qui vont être excitantes, qu'on doit rester compétitif."

Jocelyn Gourvennec

à l'AFP

À titre personnel, comment jugez-vous vos six premiers mois à Lille ?

Les choses se mettent en place. Je savais que ça serait difficile de passer derrière Christophe (Galtier), de rejoindre un groupe qui a été champion, de manager un vestiaire et de le remobiliser après un titre de champion. Il a fallu que tout le monde trouve ses marques et que les joueurs s'adaptent à une personnalité et un discours différents. Je pense que j'ai réussi au fur et à mesure à ce que ma voix porte et que ma personnalité soit comprise, acceptée et appréciée par le vestiaire. Aujourd'hui, on y est et les résultats l'ont montré. Maintenant il faut qu'on repousse nos limites, je veux encore faire mieux dans la deuxième partie de saison.

Propos recueillis par Nicolas BLASQUEZ

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