Ligue des champions : pour le Stade Rennais, une première au goût amer

Le Stade Rennais découvrait ce mardi soir la Ligue des champions contre le club russe de Krasnodar pour la 1re journée de la compétition. Une première historique marquée par la grosse ambiance mise par les 5 000 supporters rennais présents dans le Roazhon Park ce soir. Malheureusement, la fête aura été gâchée par ce match nul, alors que l'ouverture du score de Serhou Guirassy avait plongé tout un club dans l'ivresse.
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France Télévisions
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Malgré tous leurs efforts et le soutien du public, les Rennais n'ont pas réussi à s'imposer ce soir (DAMIEN MEYER / AFP)

Il y avait un air d'ancien monde sur le parvis du Roazhon Park ce mardi soir. À plusieurs dizaines de minutes d'un événement historique, le premier match de l'histoire du Stade Rennais en Ligue des champions, plusieurs milliers de supporters s'agglutinaient autour du stade pour chanter, partager une bière et une galette-saucisse, et encourager leur équipe. Très loin d'être à guichets fermés - le stade n'a accueilli ce soir que 5 000 personnes sur les 30 000 places disponibles dans le Roazhon Park -, la présence d'autant de supporters autour d'une enceinte sportive semblait issue d'un autre temps.

Un temps où l'épidémie de Covid-19 n'avait pas encore frappé la planète de plein fouet. À l'époque, les supporters rennais n'imaginaient pas que, quelques mois plus tard seulement, leur équipe disputerait la plus belle des compétitions européennes. Malgré les conditions sanitaires, les 5 000 chanceux présents ce soir avaient donc un objectif commun : user de leurs cordes vocales afin de pousser leurs joueurs à dépasser leurs limites face au stress inhérent à ce genre de grand événement.

"C'est un rêve éveillé qu'on vit actuellement"

"Les supporters vont pousser ce soir. Les membres du Roazhon Celtic Kop (le principal groupe de supporters du Stade Rennais, ndlr) seront éparpillés dans le stade, mais on est motivés pour donner de la voix parce que c'est un rêve éveillé qu'on vit actuellement", nous expliquaient deux supporters avant la rencontre. Ils n'étaient donc que 5 000, ce qu'avait regretté Julien Stéphan en conférence de presse lundi : "Ceux qui ne seront pas là, on est vraiment désolés qu’ils n’aient pas la chance de profiter du mérite qui leur revient aussi. Ils seront 5 000, ce n’est pas énorme mais c’est déjà beaucoup par les temps qui courent."

Et par les temps qui courent, 5 000 personnes qui crient à l'unisson, ce n'est pas courant et cela a de quoi donner des frissons. Tout le Roazhon Park a réagi aux multiples occasions rennaises, d'Eduardo Camavinga à Flavien Tait en passant par Hamari Traoré. Tout le stade s'est levé pour applaudir l'ouverture du score de Serhou Guirassy sur penalty après un rush déroutant de Martin Terrier. Une ambiance rafraîchissante, à l'image de cette pluie qui a fait son apparition en début de deuxième mi-temps qui n'a pas empêché les supporters rennais de continuer à chanter et taper sur leurs tambours. "Ça va s'élever mais on a montré qu'on était capables de renter dans la compétition", a déclaré Julien Stéphan en conférence de presse d'après-match. Une mise à niveau à laquelle les supporters ont forcément participé.

Foudroyé par la frappe de Ramirez

Finalement, les 5 000 personnes présentes dans le stade ce soir ne se sont tues que l'espace d'un instant, foudroyées par la frappe de Cristian Ramirez pour l'égalisation russe. Un murmure général, quelques plaintes ont accompagné ce but venu gâcher la soirée, mais les supporters ont repris de plus belle pour pousser leurs joueurs dans les derniers instants de la rencontre. Tous, y compris les Rennais présents devant leur téléviseur ce soir, ont retenu leur souffle lorsque Guirassy a vu sa frappe passer de peu à côté dans les dernières secondes de la partie.

Malgré son bon match et l'ambiance survoltée, le Stade Rennais n'aura donc pas su s'imposer et terminer en apothéose cette belle soirée européenne. Le type de soirées de Ligue des champions que les supporters rennais découvrent et qu'ils souhaiteront sûrement revivre, à guichets fermés cette fois, lorsque les circonstances le permettront. "C'est des frissons, c'est une fierté, un honneur. Et j'espère en vivre d'autres", a assuré Benjamin Bourigeaud en conférence de presse d'après-match. Et si cette rencontre s'est terminée sur un résultat nul, qui met déjà le Stade Rennais en difficulté dans ce groupe E, les supporters ont été admirables du début à la fin : après avoir applaudi leurs joueurs en fin de match, ils ont chanté à tue-tête sur le parvis du stade pour fêter cette première historique.

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