Ligue des champions : mal embarqué en Europe, le LOSC a gardé le cap pour débarquer en huitièmes de finale

Les Dogues avaient entamé leur phase de groupes par deux matchs nuls et une défaite avant de finir par trois victoires lors de la phase retour.

Article rédigé par
De notre envoyée spéciale à Wolfsburg - Hortense Leblanc
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
Angel Gomes et Jonathan David après le deuxième but lillois lors de la victoire à Wolfsburg, le 8 décembre 2021. (RONNY HARTMANN / AFP)

Ils ont attendu neuf ans pour remporter à nouveau un match de Ligue des champions, puis ont enchaîné trois victoires. Pour la première fois depuis 2006-2007, et seulement la deuxième fois dans l'histoire du club, Lille s'est qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions grâce à son succès à Wolfsburg (3-1), mercredi 8 décembre. Son groupe était certes abordable, mais lui a tout de même donné du fil à retordre. 

Le parcours européenn du LOSC avait bien mal commencé, avec seulement deux points pris en lors des trois rencontres de la phase aller. D'entrée, face à Wolfsburg, au stade Pierre-Mauroy, les Dogues avaient concédé le nul, 0-0, après un match très largement dominé et en supériorité numérique pendant 30 minutes. Les Lillois n'avaient converti aucun de leurs 17 tirs (contre deux pour les Allemands). Aucun, sauf un but de Jonathan David, finalement refusé, l'arbitre estimant que le ballon était sorti des limites du terrain sur l'action, sans qu'aucune image ne le démontre formellement. 

Lors de leur deuxième rencontre, à Salzbourg, les Lillois s'étaient, cette fois, inclinés, dans un match équilibré (2-1), encaissant deux buts sur penalty du jeune Karim Adeyemi, pépite du club autrichien. Et pour clore ces trois premiers matchs, le LOSC avait été tenu en échec par Séville, à domicile (0-0), soit un bilan de seulement un but marqué lors de la phase aller. 

Un sursaut lors de la phase retour 

Pour autant, les Dogues n'ont jamais été décrochés de la course à la qualification, grâce à de nombreux matchs nuls entre leurs adversaires. Alors comme le rêve était toujours à portée de main, les Nordistes se sont accrochés. Ils ont créé l'exploit en allant s'imposer à Séville (1-2) alors que les Espagnols étaient invaincus au stade Ramon Sanchez-Pizjuan depuis le début de la saison. 

"Avec deux points en trois matchs, on était toujours positionnés et je pense que le déclic se situe à Séville. C'est très dur d'aller gagner là bas, mais si on le fait, on est capable d'aller au bout. On a ensuite répondu présent contre Salzbourg et Wolfsburg", analyse Jocelyn Gourvennec. Lors de la phase retour, les Dogues ont surtout retrouvé leur efficacité offensive, avec notamment trois buts pour Jonathan David. "On n'était pas très loin de faire basculer les trois premiers matchs, et on a réussi à le faire sur la phase retour", explique Benjamin André. Le patron du milieu lillois avait d'ailleurs gardé le cap en pleine tempête, au sortir de la défaite amère subie à Salzbourg. "Il faut faire mieux, c'est sûr... mais on va se qualifier", avait alors assuré le n°21 lillois. Une prédiction jugée alors bien optimiste.

Mais le LOSC s'est remobilisé. Comme réclamé alors par José Fonte, leur capitaine, les Nordistes se sont montrés plus solides défensivement, avec trois matchs sur six sans encaisser de buts, contre un seul en Ligue 1 après 17 journées. Une solidité défensive saluée par Jonathan David à l'issue du succès en terres allemandes, qui y voit l'explication première de ce revirement de situation.

Grâce à ces trois derniers succès, les Dogues ont peu à peu grimpé au classement du groupe G, pour finalement terminer en tête, une première dans l'histoire du club, en sept participations. 

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