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Ligue des champions : le PSG renverse l'Atalanta Bergame et se qualifie pour les demi-finales

Au terme d'une fin de match complètement folle, le Paris Saint-Germain a renversé l'Atalanta Bergame mercredi en quart de finale de Ligue des champions (2-1). Tout proche d'une nouvelle désillusion, les Parisiens ont inscrit deux buts dans les arrêts de jeu par Marquinhos et Eric Maxim Choupo-Moting pour s'offrir une nouvelle demi-finale de C1, 25 ans après la dernière. Le rêve parisien était tout proche de s'arrêter mais il continue. En demi-finale, les Parisiens affronteront le RP Leipzig ou l'Atlético de Madrid.
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France Télévisions
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 (DAVID RAMOS / POOL)

Il fallait peut-être un scénario invraisemblable pour que Paris évacue ses vieux démons. Battu dans l'engagement par l'Atalanta Bergame pendant une grande partie du match, dominé au score après l'ouverture du score de Mario Pasalic à la 27e minute, les Parisiens ont trouvé des ressources insoupçonnées pour aller arracher in extremis leur qualification en demi-finales de la Ligue des champions à Lisbonne. Marquinhos est venu égaliser à la 90e minute avant que le héros Eric Maxim Choupo-Moting ne vienne délivrer les siens à la 93e minute. En trois minutes, le PSG a a balayé Bergame et le spectre d'une nouvelle défaite cuisante aux portes du dernier carré. Mais que ce fut dur pour les Parisiens.

• Le fil du match

Neymar envoûtant mais maladroit

Le PSG a souffert, le PSG a été bousculé, le PSG n'a pas montré grand-chose hormis les arabesques de Neymar, mais il a pu compter sur ce qui lui a fait défaut par le passé : des ressources mentales et une détermination à toute épreuve. Il fallait cela pour devancer cet Atalanta joueuse, plus dangereuse que les Parisiens pendant une grande partie du match, et notamment en première mi-temps. La meilleure attaque de Serie A (98 buts cette saison) a mis au supplice la défense de Paris avec la puissance de Duvan Zapata, l'aisance technique de Papu Gomez et un bloc équipe placé très haut pour gêner la relance parisienne. L'entreprise a annihilé les velléités parisiennes pendant une heure.

Seul Neymar a surnagé dans la nuit portugaise, alors que Pablo Sarabia et Mauro Icardi sont passé à côté de leur match. Avec un milieu Idrissa Gueye - Marquinhos - Ander Herrera, il s'est retrouvé bien seul pour gérer l'animation offensive des Parisiens. Élu meilleur joueur de la rencontre, le Brésilien a eu de nombreuses occasions franches mais a fait preuve d'une maladresse surprenante lors de ses face-à-face avec Marco Sportiello.

Mbappé sonne la révolte

Pendant une heure, les hommes de Thomas Tuchel ont gâché beaucoup d'occasions. La débauche d'énergie des Bergamasques a commencé à se faire sentir à l'heure de jeu, le moment choisi par le technicien allemand pour faire entrer celui qui a cruellement manqué aux Parisiens : Kylian Mbappé. Victime d'un entorse le 24 juillet dernier, l'international français est finalement revenu à temps pour pouvoir disputer la rencontre la plus importante du PSG cette saison. Il n'a pas marqué, mais l'attaquant parisien a immédiatement fait les différences en accélérant le jeu grâce à sa vitesse, au point de faire exploser le plan de jeu de l'Atalanta, acculé devant sa surface et obligé de jouer contre-nature.

Redescendus beaucoup plus bas pour ne pas laisser d'espaces, mais aussi visiblement sur les rotules physiquement, les hommes de Gian Piero Gasperini pensaient sans doute tenir une qualification historique pour le dernier carré de la Ligue des champions en entrant dans le temps additionnel. Sur une frappe dévissée de Neymar, Marquinhos est d'abord venu doucher les Bergamasques en poussant le ballon au fond à la 90e minute, avant que l'improbable ne se produise. A priori pas censé jouer ce match couperet, remplaçant au coup d'envoi, Eric Maxim Choupo-Moting est venu placer un plat du pied trois minutes plus tard pour rendre ivres de bonheur les Parisiens.

Paris s'en est sorti dans la tête

Paris s'en est finalement sorti in extremis et disputera sa première demi-finale depuis 1995, perdue à l'époque contre l'AC Milan. Il fallait un immense Neymar pour que Paris puisse y croire, le Brésilien s'est hissé à la hauteur de l’événement. Habituellement transi, presque dans un état de psychose à l'idée d'échouer une nouvelle prématurément, le PSG a presque failli rentrer à la maison. Mais ce PSG-là version Ligue des champions semble avoir quelque chose de différent, notamment dans l'état d'esprit. Cinquante ans pile après la création du club, Paris est au rendez-vous du dernier carré de la C1. Le rêve européen était tout proche de s'arrêter, mais il va continuer. Il faudra désormais passer sur le corps du RP Leipzig ou l'Atlético de Madrid, qui s'affrontent jeudi.

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