Ligue des champions : Bayern, City, Chelsea... trois prétendants affirmés et des outsiders en quarts de finale

Les huit équipes qui disputeront les quarts de finale de la Ligue des champions ont été révélées. Lors du tour précédent, la solidité défensive de Manchester City et Chelsea ont particulièrement impressionné, tout comme l'aisance du Bayern Munich, tenant du titre toujours invaincu. Il manque encore quelque chose à Paris, Liverpool et au Real Madrid. De leur côté, Porto et Dortmund semblent un cran en dessous.
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France Télévisions
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Le Manchester City de Pep Guardiola a particulièrement impressionné depuis le début de la campagne européenne. (ATTILA KISBENEDEK / AFP)

• Ils ont montré qu'ils étaient forts : Bayern, Manchester City, Chelsea

Deux matches, deux victoires et pas la moindre frayeur. Le schéma a été le même pour Manchester City, Chelsea et le Bayern Munich. Les Bavarois avaient même tué le suspense dès le match aller en écrasant une Lazio Rome très maladroite (4-1), qui ne s'est d'ailleurs fait aucune illusion au match retour, alignant un onze très remanié pour s'incliner encore (2-1). Si les hommes de Hans-Dieter Flick ont failli interrompre leur folle série d'invincibilité contre l'Atlético de Madrid en phase de groupes (1-1) et témoigné de lacunes défensives cette saison, ils n'ont pas perdu la force de frappe qui les avait guidés jusqu'au sacre à Lisbonne en août dernier.

Ces lacunes, Chelsea et Manchester City ne les connaissent pas. Les Citizens n'ont d'ailleurs pas encore encaissé le moindre but en sept matches de Ligue des champions 2020/21. Pour les Blues, cette sérénité défensive est un cadeau apporté dans les valises de Thomas Tuchel, arrivé à Londres fin janvier. Depuis sa prise de fonction, son équipe n'a encaissé que deux buts en treize rencontres toutes compétitions confondues. Face à l'Atlético de Madrid, Chelsea s'est affirmé autrement qu'un simple outsider, grâce à un projet de jeu cohérent, matérialisé par une solidité impressionnante.

• Ils ont encore des choses à prouver : Paris, Real, Liverpool

Paris aurait pu s'affirmer parmi les équipes sûres de leur force, mais le club de la capitale n'a encore une fois pas réussi à garder un visage conquérant lors des deux parties d'un match aller-retour. Sa peur viscérale en première période au Camp Nou a rappelé de sombres heures, visiblement pas encore entièrement digérées. Si les hommes de Mauricio Pochettino ont éliminé le Barça en restant invaincus (4-1, 1-1), l'impression laissée n'est pas idéale. D'autant que la prestation de l'aller a peut-être été surévaluée tant les Blaugrana sont passés à côté de leur sujet. Mais la qualification et le probable retour de Neymar pourraient inscrire le dernier représentant français dans une dynamique plus convaincante.

Pour le Real Madrid et Liverpool, la question du contenu n'est pas le hic principal. Les deux glorieuses formations respectivement titrées en 2018 et 2019 ont surtout besoin de réaffirmer leur statut sur la scène européenne, un an après une élimination précoce en huitièmes de finale. Les Reds de la première partie de saison 2019/20 sont toujours portés disparus, mais ils auront encore une occasion de revenir, sachant que la course au titre en Premier League est déjà perdue. Ils ont en tout cas passé sans difficulté l'obstacle Leipzig, pourtant demi-finaliste sortant de la C1. Les Merengue, eux, n'ont pas encore de match référence cette saison, mais la dernière sortie contre l'Atalanta Bergame a rappelé que les cadres de la Maison Blanche connaissent la formule gagnante.

• Ils semblent un cran en-dessous : Porto, Dortmund

Moins clinquants et surtout bousculés au tour précédent, le FC Porto et le Borussia Dortmund risquent d'être les adversaires espérés lors du tirage au sort des quarts de finale vendredi 19 mars (12h). Les Portugais ont réalisé l'exploit de sortir la Juventus Turin et d'envoyer Cristiano Ronaldo à la maison (2-1, 2-3). Mais l'effectif à disposition de Sergio Conceiçao et la qualification acquise dans la défaite en prolongation lors du match retour, sont un bémol à considérer. Chahuté, le Borussia l'a été également. Si l'on retiendra les prestations encore phénoménales d'Erling Haaland (4 buts sur les 2 matches), elles n'ont pas entièrement masqué le fait que Séville a posé beaucoup de problèmes dans le jeu à la Yellow Army (3-2, 2-2).

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