Football : Saint-Etienne arrache sa montée en Ligue 1 au bout de la prolongation du barrage contre Metz

Au terme d'un match rocambolesque qui les a vus virtuellement hors course pour la montée, dimanche, les Verts sont de retour en Ligue 1, deux ans après leur relégation. Le FC Metz descend en Ligue 2.
Article rédigé par Andréa La Perna
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
La joie des joueurs de Saint-Etienne face à Metz en barrage retour, le 2 juin 2024 au stade Saint-Symphorien. (FREDERICK FLORIN / AFP)

Saint-Etienne tient son billet de sortie du purgatoire. Les Verts ont arraché leur remontée en Ligue 1, dimanche 2 juin, dans un contexte hostile, à Metz en barrage retour (2-2, 4-3 sur l'ensemble des deux matchs). Les joueurs d'Olivier Dall'Oglio ont dû passer par la prolongation et marquer à la 117e minute pour y arriver. Les entrants Ibrahima Wadji, buteur, et Nathanaël Mbuku, passeur, sont les héros d’une ASSE qui a été longtemps malmenée.

Dans un stade Saint-Symphorien bouillant, les Stéphanois ont vécu à leurs dépens un début de match totalement irrationnel. Après la victoire 2-1 de l’aller, ils se sont rapidement retrouvés dans une position encore plus favorable en voyant leur adversaire passer en infériorité numérique après seulement cinq minutes de jeu. Coupable d’une semelle sur la cuisse de Dennis Appiah, le jeune Papa Diallo a été rattrapé par la VAR et expulsé.

Le début de match cauchemardesque des Verts

Alors qu’on pensait Saint-Etienne sur la voie royale, c'est le contraire qui s’est produit. L’expulsion n’a fait que souffler sur les braises des espoirs messins. Survoltés, les joueurs de Laszlo Bölöni ont pris les commandes et ouvert le score par Lamine Camara, à la conclusion au deuxième poteau d'un service de Matthieu Udol (18e). Derrière, le FC Metz a décidé d'appuyer et l'inévitable Georges Mikautadze y est allé de son numéro en obtenant un pénalty après avoir éliminé deux joueurs sur le côté gauche. L'international géorgien, né dans la banlieue lyonnaise, l'a converti avec la complicité du poteau (25e). Un signe de plus attestant de la réussite totale des Lorrains dans ces premières minutes. A cet instant, ils étaient virtuellement maintenus pour la première fois de la double confrontation.

Inexistants pendant plus de trente minutes, les Stéphanois se sont remis en selle sur leur première occasion franche, sur corner. Seul au deuxième poteau, Léo Pétrot a puni Alexandre Oukidja, resté trop près de sa ligne (35e). Un but opportuniste qui a suffi à remettre les deux équipes à égalité sur l'ensemble des deux matchs. 

Aidés par la fatigue accumulée côté messin, les Verts ont pris le dessus en deuxième période sans concrétiser leur domination. Ils ont pourtant cru prendre une option grâce à Yvann Maçon, juste après l'heure de jeu. Mais l'arbitre de la rencontre, Jérôme Brisard, a décidé de l'annuler après consultation de la VAR, considérant une faute d'Ibrahim Sissoko sur Oukidja (66e), lors d'une deuxième décision contestée (mais validée grâce à la vidéo) par les Verts après le penalty de Mikautadze. 

Metz champion des relégations

Mais rien ne semblait pouvoir décourager Saint-Etienne dimanche, pas même le fait de disputer une prolongation. Si le bras de fer a finalement basculé de son côté, il ne faudra pas oublier que Metz s'est procuré deux énormes occasions dans ce temps additionnel. D'abord, un réflexe impressionnant de Gautier Larsonneur a neutralisé la madjer signée Kévin van der Kerkhof (98e), puis Dennis Appiah a taclé in extremis devant Arthur Atta à quelques mètres de la ligne de but (108e).

On comprend mieux la désillusion des joueurs messins au coup de sifflet final, certains trop émus pour répondre aux questions des journalistes. Il y a aussi cette vieille rengaine bien connue en Lorraine, puisque le FCM vit sa septième relégation en deuxième division au XXIe siècle, un record dans les cinq grands championnats européens.

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