Cet article date de plus de trois ans.

Rupture de contrat entre Mediapro et la LFP : "Maintenant, ce qu'il faut, c'est réparer les dégâts", réagit un ancien patron de la Ligue

Pour Frédéric Thiriez le monde du foot a plutôt intérêt à ce que les droits TV soient désormais attribués à "deux diffuseurs" plutôt qu'un seul. "C'est l'avenir du football professionnel et amateur qui est en jeu", affirme-t-il.

Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Un caméraman du groupe Mediapro lors d'un match PSG-OM, le 13 septembre 2020. (FRANCK FIFE / AFP)

Alors que le contrat entre la Ligue de football professionnel (LFP) et Mediapro, diffuseur de la Ligue 1 et Ligue 2 cette saison, a été rompu ce vendredi et la fermeture de la chaîne Téléfoot confirmée, l’ancien président de la LFP Frédéric Thiriez a estimé, sur franceinfo, que ce "qu'il faut maintenant c'est réparer les dégâts" car "c’est l’avenir du foot professionnel et amateur qui est en jeu". Téléfoot a indiqué qu'elle diffusera les matchs au moins jusqu’au 23 décembre.

franceinfo : Est-ce que ce soir, vous vous dites "quel gâchis" ?

Frédéric Thiriez : Pas du tout. La Ligue peut enfin récupérer ses droits et les revendre à des opérateurs sérieux. Une opération difficile. Je pense que l'accord qui a été conclu aujourd'hui est un bon accord. Attention quand même, ce n'est qu'une première étape. Maintenant, il va falloir trouver des acquéreurs pour revendre au mieux les intérêts des clubs professionnels. Il ne faut pas oublier non plus le football amateur qui est aussi en grande difficulté et qui vit en partie les droits télévisés.

Auriez-vous signé cet accord avec Mediapro, qui avait remporté aux enchères l'essentiel des lots des droits de diffusion du football français ?

Certainement pas. Mais ça a été fait. Et maintenant, ce qu'il faut, c'est réparer les dégâts. Et je crois que la Ligue est tout à fait apte à sortir le football professionnel de cette situation affreuse.

Quand vous parlez de diffuseurs sérieux, vous pensez à Canal+ ?

Bien sûr, parce que c'est l'opérateur historique. Lorsque j'étais président de la Ligue pendant 14 ans, nous avions deux diffuseurs, dont Canal+. Il y a eu TPS, Orange puis beIN. Il ne faut jamais avoir ses œufs dans le même panier et c'est mieux d'avoir deux diffuseurs plutôt qu'un. Je ne suis pas pessimiste sur l'issue de ces négociations, mais encore une fois, c'est l'avenir du football professionnel et amateur qui est en jeu.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.