Projet de Super Ligue de football : "Un football business" qui "fait beaucoup de mal à notre football", dit le président de l'AS Saint-Étienne

La Super Ligue de football, compétition fermée entre une vingtaine de gros clubs européens, n'est pas vue d'un bon œil en France, y compris à Saint-Étienne. Le président des Verts Bernard Caïazzo y voit un projet qui "fait beaucoup de mal à notre football".

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Bernard Caïazzo, président de l'AS Saint-Étienne. (MANDEL NGAN / AFP)

"Je ne me sens pas du tout à l'aise avec ce football business" qui "fait beaucoup de mal à notre football", a déploré Bernard Caïazzo, président de l'AS Saint-Étienne, lundi 19 avril sur franceinfo, à propos du projet de Super Ligue de football concurrente de la Ligue des Champions.

Pour éviter que ce projet de Super Ligue ne se concrétise, "il suffit de décider que tout joueur qui participe à ce genre de compétitions se retrouve automatiquement exclu des compétitions mondiales", estime Bernard Caïazzo.

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"Le plus important pour un joueur de football, c'est l'équipe nationale, participer aux Coupes du monde, aux Coupes d'Europe", argumente-t-il. "C'est insultant pour les joueurs" de football de croire que "pour l'argent, ils sont prêts à tout", a insisté Bernard Caïazzo. "Ce n'est pas vrai", la preuve, "Mbappé voulait faire les Jeux olympiques, une compétition purement de prestige". "Avant tout, ce sont des compétiteurs, ils veulent gagner des matchs, ils veulent participer à des grands événements", affirme-t-il. Pour cette raison, selon lui, le projet de Super Ligue ne se fera pas.

Autre raison, selon Bernard Caïazzo : "Les grands joueurs gagnent plus d'argent avec le digital, les réseaux sociaux, qu'avec les salaires qu'ils ont dans leur club (...) donc sincèrement je ne vois pas quels sont les moyens de pression que les clubs peuvent avoir sur les joueurs pour les obliger à faire ce genre de compétition et donc à abandonner la sélection nationale".

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