Cet article date de plus de trois ans.

Ligue 1 : Nîmes, avancer sans calculer

A 10 jours de la reprise du championnat, place au premier épisode de notre série sur les clubs de Ligue 1 avec Nîmes. Le club gardois, deuxième de Ligue 2 en 2017-2018, réintègre l'élite et espère bien s'y maintenir. Plus petit budget, le Nîmes Olympique s'appuiera sur un jeu très offensif. Partisans d'un "football total" où le bloc équipe attaque et défend à l'unisson, les Nîmois veulent s'inscrire dans la durée en Ligue 1.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min.

"C'est un football qui nécessite de ne pas calculer ses efforts, mais nous sommes prêts à souffrir avec, cette année encore, le plus petit effectif de joueurs professionnels". En une phrase, Anthony Briançon, le capitaine nîmois, a résumé le football prôné par Bernard Blaquart.

Adepte d'un football offensif, symbolisé par un système en 4-2-4, l'entraîneur gardois  a su prendre les risques nécessaires pour ramener Nîmes vers les sommets, eux qui étaient passés tout près du National en 2016, sauvé malgré 8 points de pénalité dans les soupçons de matchs truqués.

Meilleure attaque de Ligue 2

"C'est aussi beau d'avoir sauvé le club, il y a deux saisons, d'une relégation, après l'avoir vu moribond et véhiculer une image catastrophique, que cette accession au mois de mai en Ligue 1", confie celui qui a été joueur à Bordeaux à la fin des années 70.

Meilleure attaque du championnat (75 buts marqués), dont plus de la moitié inscrits par Umut Bozok (24 buts) et Rachid Aloui (17 buts), les Gardois ont certes fini 15 points derrière le champion Reims, mais ils ne sont pas un dauphin fragile.

Avec 4 départs pour 7 arrivées, Nîmes a réussi là où Reims a échoué : conserver ses meilleurs joueurs et surtout, se renforcer. Liassine Cadamuro et Romain Del Castillo sont partis, mais Paul Bernardoni (prêt, Bordeaux),  Moustapha Diallo (Guingamp) et Baptiste Guillaume (prêt, Angers) sont notamment arrivés. Tous les trois devraient être titulaires dans le onze d'Olivier Blaquart sur la pelouse du Sco d'Angers, samedi 11 août (20h).

Si Blaquart aurait "bien aimé recruter des joueurs avec une expérience de 150 matchs de L1, mais le club n'en avait pas les moyens", pas question de renier ses principes de jeu pour autant. Dans un championnat comptant des équipes aux défenses opaques, le feu d'artifice prévu pourrait devenir un pétard mouillé. "La Ligue 1 est un autre monde que la Ligue 2", continue l'entraîneur, en place depuis 2015.

Bozok, le flou persiste

Mais avec une colonne vertébrale Bernardoni-Briançon-Thioub-Bozok talentueuse à défaut d'être expérimentée, les Crocodiles pourraient charmer un public parfois en mal de spectacle derrière un quintet de tête séduisant.

Mais attention : le mercato n'est pas terminé, et certains pourraient finalement céder aux sirènes de plus gros clubs, comme Bozok dont la revalorisation salariale demandée peine à satisfaire ses dirigeants.

Pour Nîmes, le démarrage sera donc primordial, surtout pour un promu, vert au plus haut niveau. Les Nîmois vont affronter Marseille, Paris, Bordeaux et Monaco lors des six premières journées. Un départ en trombe. Mais quitte à ce que les Crocodiles surprennent la Ligue 1 avec leur jeu explosif, autant le faire face à des gros poissons. 

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Ligue 1

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.