Ligue 1 : Nice-OM, un choc brûlant à l'épreuve des rattrapages

Le match de la 3e journée de Ligue 1 interrompu le 22 août entre les Aiglons et les Olympiens est rejoué mercredi soir à Troyes. Une rencontre qui s'annonce bien différente des autres.

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William Saliba au duel avec Amine Gouiri lors de la rencontre initiale opposant Nice à Marseille, le 22 août 2021. (VALERY HACHE / AFP)

Le choc devrait bien trouver son épilogue. Troyes a été désigné pour accueillir mercredi 27 octobre le match entre Nice et l'OM, comptant pour la 3e journée de Ligue 1. Le 22 août dernier, la rencontre initiale avait été émaillée par des débordements entre supporters niçois et joueurs marseillais sur le terrain comme en tribunes. Arrêtée définitivement à la 75e minute à la suite de la décision des arbitres, la rencontre est donc rejouée et délocalisée sur terrain neutre mercredi. A bien des égards, ce remake du derby, houleux dans son épisode initial, devrait être bien plus feutré cette fois-ci, sanctions obligent.  

C'est chez le promu troyen, dans le stade de l'Aube, que la commission de discipline de la LFP a choisi de relocaliser ce derby méditerranéen entre Nice et Marseille. Une affiche certes alléchante mais à laquelle les Troyens ne pourront toutefois pas assister, le huis clos total ayant été décrété.

Un derby méditerranéen en mal de mer

C'est donc non seulement à des centaines de kilomètres de la mer que va se rejouer ce derby du Sud-Est, mais également dans un stade totalement vide. Un comble quand on connait la rivalité entre les deux clubs, que ce soit sur le terrain ou en dehors. Les tensions sont ainsi montées d'un cran entre les directions au fil des années.

Dernier accrochage en date : les déclarations du président de l'OGC Nice, le 10 septembre, qui avaient mises de l'huile sur le feu. Près de deux jours après l'annonce des sanctions de la LFP, Jean-Pierre Rivère avait considéré Dimitri Payet comme "seul responsable des événements", allant jusqu'à dire que les Marseillais avaient volontairement éternisé les échauffourées pour mettre un terme à un match qu'ils n'avaient pas en main (l'OM était alors mené 1-0). 

Les joueurs du match Nice-Marseille en viennent aux mains avec des supporters qui ont envahi le terrain, le 22 août 2021, au stade Allianz-Riviera de Nice (Alpes-Maritimes). (VALERY HACHE / AFP)

En conférence de presse à la veille du match, l'entraineur nicois Christophe Galtier a tenu éteindre toute vélléité de revanche entre ses joueurs les Phocéens. "Il y a seulement trois points en jeu. On en a déjà perdu un de par la décision de la commission de discipline. Mais il n'y a pas de sentiment de revanche et je répète qu'il ne s'est rien passé entre les joueurs lors de la confrontation à Nice", a a tenu à rappeler l'ancien entraîneur du Losc.

Une potentielle deuxième place à la clé

En plus d'être un derby, il s'agit également d'un choc de haut de tableau entre Niçois (3e avec 19 points) et Marseillais (4e avec 18 points), qui permettrait au vainqueur de monter sur la deuxième marche du podium de championnat au détriment de Lens si Marseille s'impose avec trois buts d'écart et selon certaines conditions qui vont se décider en commission de discipline le jour du match. 

L'OM, qui a déjà écopé d’un point de retrait avec sursis au classement après les affrontements de ses supporters face à ceux d'Angers, pourrait définitivement le perdre un point suite aux incidents survenus lors du Classique dimanche 24 octobre.

Une rencontre cruciale donc, pour laquelle les Aiglons devront se passer d'Andy Delort, deuxième meilleur buteur du Gym, puisque l'Algérien n'était pas encore niçois le 22 août lors du Nice-Marseille initial. Du côté de l'OM, Jorge Sampaoli sera privé d'un de ses titulaires, l'Espagnol Pol Lirola, arrivé le 23 août, soit le lendemain du match, dans le club phocéen.

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