Foot : Nice-Marseille interrompu à cause de chants et de banderoles homophobes

C'est le quatrième match de la saison brièvement interrompu par l'arbitre à cause de propos homophobes chantés et affichés dans les tribunes.

Les joueurs de l\'OGC Nice Cyprien, Tameze et Herelle vont parler aux supporters pendant l\'interruption du match contre l\'OM à cause de chants et banderoles homophobes, le 28 août 2019, à l\'Allianz Riviera, à Nice.
Les joueurs de l'OGC Nice Cyprien, Tameze et Herelle vont parler aux supporters pendant l'interruption du match contre l'OM à cause de chants et banderoles homophobes, le 28 août 2019, à l'Allianz Riviera, à Nice. (VALERY HACHE / AFP)

D'un côté, la fermeté de la Ligue et des arbitres, de l'autre, des supporters qui ne comprennent pas en quoi leurs propos sont homophobes. La rencontre Nice-Marseille, en Ligue 1, a été interrompue, mercredi 28 août, à l'Allianz Riviera, à cause de supporters qui ont entonné des chants homophobes et déployé plusieurs banderoles également insultantes. Les alertes du speaker n'ont pas suffi à mettre fin aux insultes homophobes et l'arbitre Clément Turpin a interrompu le match pour une dizaine de minutes pendant la première période.

A partir de la 17e minute, les ultras de la Populaire Sud (ex-Brigade Sud), on commencé à entonner le chant : "Les Marseillais c'est des pé...", suivi de : "La Ligue, on t'enc..." Le speaker a fait une annonce à la 22e minute : "Nous vous demandons de cesser ces propos injurieux, sans quoi le match sera interrompu." Il est encore intervenu à la 25e minute, et l'arbitre a parlé aux capitaines, Dante (Nice) et Steve Mandanda (Marseille).

"On va pas arrêter tous les machs parce qu'il y a des débiles"

Deux banderoles ont par ailleurs été déployées dans les tribunes, sur lesquelles on pouvait lire : "LFP/Instance : des parcages pleins pour des stades plus gay", et "Bienvenue au groupe Ineos (qui vient de racheter le club) : à Nice aussi on aime la pédale !" Les joueurs ont regagné les vestiaires sous le chant : "La Ligue, on t'enc...""On va pas arrêter tous les matchs parce qu'il y a des débiles", a regretté le milieu niçois Wylan Cyprien sur Canal +. C'est pourtant ce qui s'est déjà prodit plusieurs fois depuis le début de la saison. 

Mercredi soir, la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) devait juger 18 cas de chants ou banderoles homophobes dans les tribunes de ses championnats professionnels, la L1 et la L2. Le 16 août, Nancy-Le Mans, en L2, avait été arrêté quelques minutes. Le week-end dernier, Brest-Reims et Monaco-Nîmes avaient également été brièvement arrêtés.