Ligue 1 : de retour à Nice, Lucien Favre veut "finir régulièrement dans les trois premiers"

L'arrivée du technicien suisse, déjà aux manettes du Gym de 2016 à 2018, a été annoncée lundi.

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Jean-Pierre Rivère et le nouvel entraîneur de l'OGC Nice, Lucien Favre. (VALERY HACHE / AFP)

Cela va finir par devenir un marronier estival. Depuis quelques années, Nice ne cesse de clamer son ambition de s'ancrer durablement comme un cador du championnat de France. Jusque-là, le Gym n'y est que partiellement arrivé. En dépit d'investissements conséquents sur le marché des transferts, le club n'a pas décollé sous Patrick Vieira (2018-2020) ou Christophe Galtier (2021-2022). La dernière réelle période faste des Aiglons remonte, justement, au premier mandat de Lucien Favre, dont le retour dans le costume d'entraîneur azuréen a été officialisé lundi 27 juin.

Sous la houlette de l'Helvète, les Azuréens ont enthousiasmé la France du foot, s'offrant une belle troisième place en 2016-17. Avec Alassane Pléa, Jean-Michael Séri ou Mario Balotelli, Nice disposait d'un effectif de qualité. Cette fois-ci, le matériel à disposition de Favre semble encore mieux fourni. Les jeunes Amine Gouiri, Khephren Thuram ou Calvin Stengs restent à polir, mais leur talent ne fait aucun doute. "J'ai vu beaucoup de choses positives, je vais beaucoup observer durant les dix prochains jours", a clamé l'ancien coach du Borussia Dortmund à l'issue de sa première séance d'entraînement, lundi.

Adepte d'un jeu chatoyant, Favre a de quoi faire. "Il faut toujours analyser et s'adapter à l'évolution du foot et à la relation avec les joueurs", a philosophé le Suisse. Depuis deux ans, il a eu le temps de mûrir sa vision du football. Passé à un cheveu du titre lors de sa première année à Dortmund, il a quitté le BVB en décembre 2020. "Comme d'habitude, j'ai fait une pause après cinq ans de travail", a expliqué l'entraîneur.

"Dans d'autres sports, Ineos est premier"

Les défis entourant sa nomination sont nombreux. Christophe Galtier n'a pas su proposer un contenu plaisant autrement qu'avec parcimonie. Malgré une finale de Coupe de France, la dixième attaque de Ligue 1 l'an passé ne reflète pas le potentiel offensif du Gym. Le nouvel entraîneur en a bien conscience. "Je pense que d'ici deux ans, Nice doit progresser et finir régulièrement dans les trois premiers", a-t-il indiqué. 

"Et même plus ! Dans d'autres sports, Ineos est premier", s'est-il emballé, devant le regard amusé de son président Jean-Pierre Rivère. Le propriétaire du club, notamment présent en cyclisme, entend "faire monter l'OGCN dans la galaxie" Ineos, comme l'a confirmé Rivère. Nice courra derrière cet objectif sans Julien Fournier, directeur du football dont "l'avenir est peut-être ailleurs", dixit le président.

Encore discret sur le marché des transferts, le club pourrait vite se renforcer. "Il faudra qu'on prenne un gardien, c'est clair", a confirmé Favre, après le départ du titulaire Walter Benitez au PSV. Qualifiés en Ligue Europa Conférence, les coéquipiers d'Andy Delort devront gérer les deux tableaux d'une saison sans doute éprouvante. Mais qui pourrait s'annoncer excitante, tant ces Azuréens ont le potentiel pour jouer les premiers rôles.

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