Le président du FC Nantes visé par une enquête, la métropole se retire du projet de stade

Nantes Métropole a annoncé qu'elle ne vendrait pas la parcelle censée accueillir le nouveau stade des Canaris. Le propriétaire du club, Waldemar Kita, est visé par une enquête sur des soupçons de fraude fiscale.

Waldemar Kita au stade de la Beaujoire à Nantes, le 25 octobre 2013. 
Waldemar Kita au stade de la Beaujoire à Nantes, le 25 octobre 2013.  (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

La métropole de Nantes est échaudée par l'annonce d'une enquête préliminaire visant la situation fiscale du président du FC Nantes, Waldemar Kita. La collectivité annonce, lundi 25 février, qu'elle ne vendra pas la parcelle censée accueillir le nouveau stade de foot du club nantais, comme le prévoyait un projet voté en décembre. "L'annonce d'une enquête préliminaire du parquet national financier visant la situation fiscale de monsieur Kita rend impossible la cession d’un terrain public à son profit", explique la métropole.

"Sans préjuger évidemment des suites de cette enquête, il est clair que le projet ne pourra, en tout état de cause, pas se dérouler dans les délais envisagés, ni dans un climat serein, quelles qu'en soient les conclusions", poursuit la métropole. Et d'ajouter : "La question d'un stade durablement à la hauteur de la 6e ville de France et de son club reste posée à moyen terme."

Le nom de Kita apparaît dans les Panama Papers

Mardi, des perquisitions avaient eu lieu au centre d'entraînement des Canaris, au siège parisien des laboratoires Vivacy, propriété de Waldemar Kita, ainsi qu'au domicile de l'homme d'affaires, dont le nom est apparu dans le scandale des Panama Papers. Le futur stade devait s'établir à proximité immédiate de celui de la Beaujoire, qui bénéficiera des "travaux d'entretien et d'amélioration tels qu'ils étaient initialement prévus", ajoute Nantes Métropole.