L'assistance vidéo arrive en Ligue 1 pour "aider les arbitres tout en gardant l'émotion"

L'arrivée de ce nouvel outil, dès le 10 août, satisfait les arbitres français qui toutefois insistent sur le terme "assistance" vidéo et non "arbitrage" vidéo, puisqu'elle ne reste qu'une aide à leurs décisions.

L\'arbitrage vidéo avait été testé pour la première fois, le 9 janvier 2018, lors d\'un quart de finale de la Coupe de la ligue entre Nice et Monaco.
L'arbitrage vidéo avait été testé pour la première fois, le 9 janvier 2018, lors d'un quart de finale de la Coupe de la ligue entre Nice et Monaco. (CYRIL DODERGNY / MAXPPP)

Après avoir été lancée pour la Coupe du monde en Russie, l'assistance vidéo arrive en Ligue 1. Dès la reprise du championnat, ils seront deux arbitres supplémentaires pour prendre les bonnes décisions. Cela fait deux ans que les hommes en noir se préparent à utiliser cette technologie. Ils ont effectué près de 80 matchs de préparation à Clairefontaine pour être prêts dès le 10 août.

Des conditions d'utilisation strictes

Dans un car-régie présent dans l'enceinte du stade, ils pourront intervenir pour corriger "les pénalties, sifflés ou pas, les buts marqués, les cartons rouges directs et éventuellement, en cas d'erreur d'identité et uniquement si la décision initiale de l'arbitre est clairement erronée ou s'il n'a pas vu un fait de jeu qui rentre dans le protocole", énumère Pascal Garibian, le directeur technique de l'arbitrage.

En revanche, l'assistance vidéo ne sera pas utilisée pour des situations dites peu dangereuses qui n'occasionneraient pas de but. L'objectif est de faire appel le moins de fois possible aux images pour trancher, car "l'assistance vidéo n'a pas vocation à corriger toutes les erreurs arbitrales", précise Pascal Garibian. Selon le directeur technique de l'arbitrage, "l'objectif est d'aider les arbitres tout en gardant l'émotion, l'intensité du football".

Sur des situations sujettes à interprétation, l'arbitre ira visionner lui-même les images sur le terrain.Pascal Garibian

Satisfaits de cette révolution, les arbitres français insistent sur le terme "assistance" vidéo et non "arbitrage" vidéo, puisqu'elle ne reste qu'une aide à leurs décisions. La vidéo n'interviendra pas uniquement quand l'arbitre mime un carré avec ses mains. Toutes les décisions seront vérifiées automatiquement par les deux arbitres en régie. Si des incertitudes apparaissent, l'arbitre centrale sera prévenu dans l'oreillette et c'est lui seul qui choisira s'il veut recourir à la vidéo. Il restera alors sur le terrain pour attendre l'information main sur l'oreillette ou, dans des cas précis, il pourra vérifier l'information sur un écran de contrôle proche du terrain.

L'attitude des joueurs devrait donc changer. La Coupe du monde en Russie a démontré que le nombre de simulations et de contestations a baissé. Une nouveauté positive pour les hommes en noir, qui va "aider à apaiser les relations", estime l'ancien arbitre Freddy Fautrel. Pour celui qui est référent assistance vidéo, les arbitres et les joueurs ont "parfois des relations un peu tendues. Un arbitre qui reconnaît son erreur en direct, cela va lui apporter du crédit justement".

Du crédit auprès des joueurs, mais aussi auprès des spectateurs. Dans l'enceinte du stade, ils seront informés en temps réel des raisons du recours à la vidéo. Toutefois, ils ne pourront toujours pas voir les images litigieuses.