Football : au palmarès des dépenses 2018, le PSG conserve sa deuxième place avec 788 millions d'euros

Dans son rapport publié lundi, l'Observatoire du football du Centre international d'étude du sport (CIES) liste ce qu'ont déboursé les clubs pour former leurs équipes actuelles. 

L\'équipe du PSG contre Saint-Etienne le 14 septembre 2018.
L'équipe du PSG contre Saint-Etienne le 14 septembre 2018. (FRANCK FIFE / AFP)

Comme chaque année, l'Observatoire du football du Centre international d'étude du sport (CIES) publie les sommes dépensées par les clubs de football des cinq grands championnats européens, pour constituer leurs équipes actuelles. Ce "big-5", gros club des 5, rassemble la Premier League anglaise, la Liga espagnole, la Bundesliga allemande, la Serie A italienne et la Ligue 1 française. 

Le PSG sur la deuxième marche 

Cette année encore, Manchester City arrive en tête des dépenses pour composer son groupe actuel avec 976 millions d'euros. Le club est suivi par le Paris Saint-Germain avec 788 millions d'euros dépensés en tout - pas seulement cette année - pour construire son équipe. En troisième position, on retrouve Manchester United avec 786 millions d'euros, puis Liverpool FC avec 705 millions d'euros. Enfin, en cinquième position, le FC Barcelona et ses 691 millions d'euros mis sur la table. La tableau de l'Observatoire liste 20 clubs au total, le dernier étant le club allemand du Borussia Dortmund, qui a dépensé 264 millions d'euros.

Concernant le PSG, en septembre 2017, le club avait dépensé 850 millions d’euros pour bâtir son équipe. Compte tenu des ventes supérieures aux achats pendant le mercato estival, le club a donc moins déboursé cette année pour constituer son équipe. Il conserve toutefois sa deuxième place derrière Manchester City.

Une concentration des talents vers les clubs les plus riches

Dans son rapport, l'Observatoire note que "pour la première fois depuis 2012, les indemnités de transfert payées par les clubs du 'big-5' ont été inférieures à celles de l’année précédente". En 2018, une baisse de 2,4% a été enregistrée par rapport à 2017 : 5,82 milliards d'euros contre 5,96 milliards. "La forte augmentation observée lors du mercato d’hiver 2018 n’a pas eu de suite en été", relève l'Observatoire avant d'ajouter que "sur l’ensemble de l’année, les montants investis ont été tout de même nettement supérieurs à ceux déboursés en 2016 : +1,59 milliard d'euros, soit une augmentation de 37,6%".

Autre point souligné par l'Observatoire dans son rapport : "L'incroyable développement du marché des transferts intervenu lors de la dernière décennie parallèlement à l’expansion économique des championnats du 'big-5'. Ces derniers sont en mesure d’investir de plus en plus d’argent en indemnités de transfert et salaires pour attirer et retenir les meilleurs talents de la planète."

Enfin, "malgré la légère baisse des dépenses observée en 2018 par rapport à 2017, le développement économique du haut de la pyramide du football professionnel laisse présager une nouvelle hausse des montants investis en indemnités de transfert dans un avenir proche", conclut l'Observatoire en précisant que "ce processus, en place depuis une trentaine d'années, aboutit à une concentration poussée des talents au sein des clubs les plus riches". Selon l'étude, "cela permet la mise en place d’équipes très performantes, tout en renforçant le déséquilibre des compétitions".