Droits TV : la LFP ne trouve pas preneur lors de son appel d'offres

La Ligue de football professionnel n'a donc toujours pas trouvé preneur lors de son appel d'offres pour les futurs droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2. Ce lundi, aucune des propositions déposées par les candidats aux lots remisés par la LFP n'a atteint le prix de réserve fixé par la Ligue. Un échec pour cette dernière, qui peut désormais entamer des négociations de gré à gré avec des diffuseurs potentiels, ou organiser un second appel d'offres.
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France Télévisions
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Les locaux de la LFP, ce 1er février (FRANCK FIFE / AFP)

Le football français s'enfonce un tout petit peu plus dans la crise : ce lundi, l'appel d'offres de la Ligue de football professionnel, pour les quatre lots lâchés par Mediapro et sa chaîne Téléfoot, n'a pas trouvé preneur comme l'a confirmé la LFP dans un communiqué publié lundi soir. Aucune des six offres déposées ce jour entre 10h et 12h dans les locaux de la Ligue n'a en effet atteint le prix de réserve fixé par la LFP. Un échec de plus alors que Téléfoot doit diffuser la 23e journée de Ligue 1 mercredi, avant la menace de "l'écran noir". Téléspectateurs et fans du championnat de France ne connaissent toujours pas l'identité du prochain diffuseur.

En l'absence de Canal+ et beIN Sports, de nouveaux acteurs ont émergé lors de cet appel d'offres. "La LFP (...) a reçu des offres de trois groupes internationaux majeurs : Amazon, Discovery et DAZN", écrit ainsi la Ligue dans un communiqué publié ce lundi soir. Malheureusement, aucune des offres n'a atteint le prix de réserve décidé par la LFP, qui était parvenue à dépasser le milliard d'euros lors de l'appel d'offres de 2018, avec un engagement annuel de 830 millions d'euros de la part de Mediapro. Depuis la défection du groupe audiovisuel espagnol, l'incertitude demeure. Et se poursuit ce lundi 1er février avec cette annonce. La LFP possède désormais deux options : relancer un nouvel appel d'offres, qui aurait très peu de chances d'aboutir, ou négocier de gré à gré avec des diffuseurs intéressés.

Selon Philippe Piat, président de l'UNFP, présent dans les bureaux de la LFP cet après-midi, la Ligue n'organisera pas de nouvel appel d'offres, comme il a pu l'affirmer à franceinfo. La LFP, de son côté, "se laisse désormais 48 heures pour définir les prochaines étapes de la commercialisation de ses droits", est-il indiqué dans le communiqué. Avant, pourquoi pas, d'entamer des négociations de gré à gré avec Canal+, qui l'a pourtant assignée en justice il y a une semaine pour dénoncer cet appel d'offres. Dans ce marasme, un acteur bénéficie de la situation actuelle : Mediapro, qui retransmet dorénavant la Ligue 1 gratuitement, et a proposé de poursuivre la diffusion au-delà du 3 février.

Enfin, et il fallait s'y attendre, certains veulent déjà profiter de ce flou improbable autour des droits de diffusion de la Ligue 1. Et parmi ceux qui, ces dernières semaines, s'étaient "généreusement" proposés pour diffuser en clair les plus belles affiches du championnat français, M6 a dégainé en premier ce lundi soir. C'est Nicolas de Tavernost, le président du directoire du groupe M6 en personne, qui a proposé de retransmettre sur ses antennes l'affiche tant attendue entre le PSG et l'OM, programmée dimanche 7 février à 21h00. 

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