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Real Madrid-Barcelone : les Merengues s'offrent le Clasico grâce à Benzema, en attendant le Ballon d'Or

Auteur de l'ouverture du score et très actif par la suite, Karim Benzema a été l'un des grands artisans de la victoire madrilène dans le choc au sommet (3-1), dimanche, au Bernabeu.

Article rédigé par Elio Bono, franceinfo: sport
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Karim Benzema et Federico Valverde, tous deux buteurs lors du Clasico, le 16 octobre 2022. (THOMAS COEX / AFP)

Une victoire collective avant une possible consécration individuelle. Karim Benzema a porté le Real Madrid vers un nouveau succès contre son meilleur ennemi barcelonais (3-1), dimanche 16 octobre, à Santiago-Bernabeu. A la veille de la remise du Ballon d'Or, dont il est le grand favori, "KB9" a inscrit un but (12e) pour mettre les siens sur orbite. Fede Valverde (35e) et Rodrygo (90e+2 sur penalty) sont les autres buteurs de ce succès, qui permet aux Merengues de prendre leurs aises en tête de la Liga, avec trois points d'avance sur le Barça.

Son réveil tombe à pic. Après une disette d'un mois et demi et quelques pépins musculaires, Benzema ne pouvait pas rêver meilleur retour en grâce. "Il a eu des problèmes, mais il s'est bien entrainé cette semaine", a indiqué son entraineur Carlo Ancelotti au micro de beIN Sports. Son but est un parfait résumé d'une prestation plus appliquée que lumineuse. En embuscade au point de penalty, il a détendu son pied gauche pour crucifier un Marc-André Ter Stegen pourtant décisif quelques instants plus tôt face à Vinicius.

Sa joie aurait même pu être double, mais une position de hors jeu au départ de l'action l'a refroidi en début de seconde période. Son enchainement était pourtant limpide. Parti à droite de la surface, le Madrilène était revenu sur son pied gauche pour enrouler dans le petit filet (52e). Juste pour faire remonter son bloc lorsque le Barça poussait par la suite, Benzema ne s'est pas défilé jusqu'à sa sortie, à la 88e.

"Karim, Balon de Oro"

On soupçonne même Carlo Ancelotti d'avoir remplacé son capitaine pour que son public le reconnaisse à sa pleine mesure. L'ovation reçue, à coups de "Karim, Balon de Oro", lui a donné raison. La symbolique est forte : cet apéritif avant les paillettes, Benzema l'a bu devant Robert Lewandowski, l'un de ses principaux rivaux. Le Polonais - actif mais maladroit pour son premier Clasico - le voit aussi "probablement gagner lundi". "Il a fait une saison exceptionnelle, je le vois aussi gagner", a salué son coéquipier Aurélien Tchouameni après la rencontre. Impérial, le milieu français l'a aussi été, tout comme ses coéquipiers du milieu Toni Kroos et Luka Modric.

Ces deux-là partagent, avec Benzema, un professionnalisme leur pemettant de briller au plus haut niveau malgré le poids des années. Cette régularité, ce flegme - particulièrement visible sur la remontée de balle de Kroos sur le deuxième but - caractérise des Madrilènes irrésistibles. Leur expérience, dans la gestion des émotions quand Barcelone poussait pour revenir, a fait le reste. Là se situe la fameuse "classe d'écart" qu'il y avait entre des Barcelonais encore traumatisés par leur déconvenue européenne et des Merengues toujours sûrs d'eux. Le fameux détail qui fait la différence, et permet au Real de prendre seul les commandes de la Liga.

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