Football : les clubs de Liga entérinent l'accord avec le fonds d'investissement CVC, sans le Real Madrid ni le FC Barcelone

À l'occasion de l'assemblée générale des clubs professionnels espagnols, jeudi, LaLiga, à l'exception de quatre équipes dont le Real Madrid et le Barça, a accepté l'accord avec le fonds d'investissement CVC sur les droits de diffusion.

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France Télévisions
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L'attaquant français du Real Madrid, Karim Benzema, lors d'un match de Liga face à Villarreal, le 22 mai 2021. (JAVIER SORIANO / AFP)

Les clubs professionnels espagnols ont entériné l'accord de vente de 10% du capital de LaLiga au fonds d'investissement CVC Capital Partners, qui a préféré exclure de l'accord final quatre clubs réfractaires, dont le Real Madrid et le FC Barcelone, comme l'a annoncé le président de LaLiga Javier Tebas, jeudi 12 août. "LaLiga Impulso" verra donc bien le jour. Un accord de principe entre les deux parties avait déjà été trouvé, mercredi 4 août, avant d'être soumis en assemblée générale à l'ensemble des clubs professionnels espagnols.

Cette nouvelle entreprise, vers laquelle LaLiga va transférer l'ensemble de ses activités, sera détenue à 10% par CVC, et les clubs de Liga pourront bien bénéficier de cette manne de plus de 2 milliards d'euros. Le fonds d'investissement a par conséquent récupéré pour une durée de 50 ans, près de 11% des droits de diffusion de 38 des 42 clubs espagnols professionnels.

Le Real Madrid et le Barça revendiquent leur indépendance décisionnelle

Réunis jeudi après-midi, tous les clubs, à l'exception de quatre formations, ont voté pour ce projet (38 voix pour et 4 contre, le Real, le Barça, l'Athletic Bilbao et un club qui n'a pas souhaité être identifié). Initialement, l'opération s'élevait à 2,7 milliards d'euros, mais après le retrait de ces quatre clubs, il a été réduit à 2,1 milliards d'euros, a annoncé Javier Tebas jeudi après la réunion.

Concrètement, cela signifie que ces quatre clubs ne toucheront rien des 2,1 milliards d'euros que se répartiront les autres clubs professionnels espagnols. En échange, ils resteront totalement indépendants dans leurs décisions et dans leurs budgets. En creux, cela signifie que le Real et le Barça, qui font partie des derniers mutins du projet avorté de Super Ligue européenne, avec les Italiens de la Juventus Turin, pourront continuer à défendre leur projet.

Mais le Real et le Barça considèrent que cet accord les lèse, car il conditionne une partie de leurs revenus de droits TV pendant un demi-siècle, une durée énorme dans une industrie aussi changeante que le football. Le fonds d'investissement CVC leur a toutefois laissé un délai de trois ans pour changer d'avis et intégrer l'accord, sans pénalités.

"Cet accord est le fruit de dix mois de travail, entre l'apparition de la Super Ligue et d'autres conflits qui l'ont mis en péril", a déclaré Tebas, qui a critiqué "l'autre modèle de championnat que défendent les clubs qui ont voté contre" ce projet. En pratique, 70 % des 2 milliards d'euros seront destinés à financer les infrastructures et les futurs investissements des clubs, 15% à équilibrer la dette et compenser les pertes générées par la pandémie (qui s'élèvent à près d'un milliard d'euros selon Tebas), et les derniers 15% iront directement aux effectifs (recrues, salaires, etc.).

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