Le président de la FFF, Noël Le Graët, revendique "le droit de se déplacer" avec des vols privés

Le président de la Fédération française de football utilise régulièrement des vols privés dans le cadre de ses fonctions, une habitude pointée du doigt dans un rapport de la cour des comptes daté d'avril 2017. Mais l'intéressé met en avant la bonne santé financière de la Fédération et rappelle que ces vols s'inscrivent dans un cadre professionnel.

Le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët, lors d\'un match amical entre la France et le Chili, le 15 septembre 2017 à Caen (Calvados).
Le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët, lors d'un match amical entre la France et le Chili, le 15 septembre 2017 à Caen (Calvados). (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

"Quand je prends un avion, ce n'est pas pour aller passer un week-end sur la Côte d'Azur." Epinglé pour son recours à des vols privés, le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët, justifie ce mode de transport dans les colonnes de L'Equipe, jeudi 5 avril. "C'est toujours lié à ma fonction, explique-t-il. J'arrive pour les réunions, je passe le temps qu'il convient et je rentre. Et je suis bénévole. Je suis disponible à tout moment. Je revendique ce droit de me déplacer".

Dans un rapport d'avril 2017 récemment dévoilé par Le Monde, la Cour des comptes soulignait "une hausse continue des affrètements d'avions" au sein de la FFF. Le document évoquait ainsi le montant de 313 000 euros pour l'année 2015, contre 9 000 euros en 2011. Cette augmentation des dépenses, selon la cour, était due aux déplacements en avion privé de Noël Le Graët, qui a utilisé 27 vols sur l'exercice 2014-2015.

"La Fédération a des comptes tout à fait clairs"

"Il faut lire l'ensemble du rapport, ajoute Noël Le Graët, qui vante son bilan en matière budgétaire. La Cour des comptes dit aussi que la Fédération s'est professionnalisée, qu'elle a des comptes tout à fait clairs, même positifs... Avec un budget de 250 millions d'euros, l'Etat nous donne moins d'un million. Heureusement que l'on fait du commerce et que je suis disponible de temps en temps..."

Toujours dans les colonnes de L'Equipe, Noël Le Graët révèle par ailleurs qu'il souffre d'une leucémie lymphoïde, "la moins grave des leucémies", mais qu'il pense être en bonne santé fin avril, date à laquelle il pourrait reprendre complètement ses fonctions.