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Le Cran porte plainte contre X et met en cause l'arbitre, après les cris de singe entendus par Mario Balotelli

Le joueur de l'OGC Nice dit avoir été la cible d'injures racistes, lors d'un match à Dijon.

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France Télévisions
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Mario Balotelli se plaint auprès de Nicolas Rainville, l'arbitre du match entre Dijon et Nice, le 10 février 2018 au stade Gaston-Gérard de Dijon (Côte-d'Or). (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Le Conseil représentatif des associations noires (Cran) a porté plainte contre X après les cris racistes entendus par l'attaquant de Nice, Mario Balotelli, lors d'une rencontre à Dijon le 10 février dernier. La plainte "est arrivée aujourd'hui" au tribunal de grande instance (TGI) de Dijon "et sera traitée très rapidement", a précisé le parquet.

Une plainte contre l'arbitre de la rencontre

Le Cran porte également plainte contre l'arbitre, Nicolas Rainville, car il estime qu'il était tenu, en tant que chargé de mission de service public, de signaler au procureur de la République "les propos à caractère raciste" visant le joueur. L'association relève aussi que l'arbitre "peut notamment dans les cas de violences verbales, physiques" demander à l'organisateur "de faire cesser ces troubles" ou "faire cesser, suspendre le match", selon le texte de la plainte, dont l'AFP a obtenu copie.

Lors de la défaite de Nice à Dijon (3-2), Mario Balotelli avait écopé d'un carton jaune, après des gestes d'énervement à l'encontre du public. "Mario Balotelli a informé (...) l'arbitre du match" avoir entendu des cris racistes, raison pour laquelle il "est parti vers les tribunes pour demander à ces supporters de cesser de tenir des propos diffamatoires et racistes à son égard", écrit le Cran. Le joueur a reçu "contre toute attente (...) un carton jaune, synonyme d'une sanction", poursuit le texte, ajoutant que le speaker avait pourtant "fait un rappel à l'ordre dans le micro", intimant aux spectateurs de "cesser immédiatement" leurs agissements.

L'arbitre assure ne pas avoir entendu les insultes

De son côté, l'arbitre assure "ne pas avoir entendu d'insultes ou de cris émis par la tribune", dans un communiqué publié mercredi. "Si j'avais entendu 'des cris de singes' comme indiqué dans la demande de l'OGC Nice, je n'aurais à aucun moment adressé un avertissement à M. Mario Balotelli."

La commission de discipline de la Ligue de football professionnel a ouvert une instruction et rendra sa décision le 15 mars. Mario Balotelli avait déjà été victime de cris racistes lors d'un déplacement de Nice à Bastia, le 20 janvier 2017. La commission de discipline de la Ligue avait infligé au club corse un retrait d'un point avec sursis et la fermeture d'une de ses tribunes pour trois matchs.

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