Kopa : pour Platini, "il a fait partie de cette génération qui a fait rêver la France avant la nôtre"

Raymond Kopa est mort vendredi à l'âge de 85 ans. Michel Platini rend hommage au joueur français qui l'a précédé au palmarès du Ballon d'Or.

Raymond Kopa avec le trophée de l\'UEFA, remis par Michel Platini, le 5 février 2012, à Reims.
Raymond Kopa avec le trophée de l'UEFA, remis par Michel Platini, le 5 février 2012, à Reims. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

Figure des années 1950 sur les terrains de football, Raymond Kopa, décédé vendredi 3 mars, à l'âge de 85 ans, "a fait partie de cette génération qui a fait rêver la France avant la nôtre", a déclaré Michel Platini, son successeur français au palmarès du Ballon d'Or, sur franceinfo.

franceinfo : Raymond Kopa a réellement marqué de nombreuses générations ?

Michel Platini : Raymond Kopa fait en effet partie du quotidien de beaucoup de générations, et notamment de la génération de nos parents, à travers les matchs pendant la Coupe du monde de 1958 et les grandes aventures du Real Madrid. Pour ma génération c'était un peu plus compliqué car il n'y avait pas la télévision, on a donc vécu son parcours à travers les histoires que nous racontaient nos parents. Et c'est vrai qu'il a fait partie de notre quotidien pendant de très nombreuses années. Dans tous les cas, il fait partie de l'histoire du foot de France.

Jean-Pierre Papin en 1991 dans l\'\"Emission TéléFoot\", entouré de Raymond Kopa et Michel Platini.
Jean-Pierre Papin en 1991 dans l'"Emission TéléFoot", entouré de Raymond Kopa et Michel Platini. (CHEVALIN/TF1/SIPA)

Quel souvenir gardez-vous de Raymond Kopa ?

Raymond Kopa est un aillier droit, un passeur plus qu'un marqueur... Ce dont je me souviens, ce sont ces yeux malins, ces yeux rieurs. Je pense qu'il était un peu sur le terrain comme il était dans la vie : il était malin, il savait faire les bonnes choses au bon moment. Il nous asticotait un peu, nous, les générations des années 80, quand on perdait les matchs puisqu'il travaillait sur les radios. Et je me souviens qu'on était très susceptibles, comme les jeunes d'aujourd'hui sont susceptibles quand un ancien critique un peu. Des fois, il nous énervait un peu Raymond parce qu'il nous critiquait pas mal, mais s'il nous critiquait c'est qu'il y avait une bonne raison !

Michel Platini et Raymond Kopa, en juin 1978.
Michel Platini et Raymond Kopa, en juin 1978. (- / AFP)