Barça-Real Madrid : des Merengues cliniques s'offrent un terne Clasico

Tout en maîtrise, le Real Madrid a empoché un Clasico quelconque sur la pelouse du FC Barcelone (1-2).

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
Auteur de l'ouverture du score face au FC Barcelone, David Alaba (Real Madrid) laisse exploser sa joie le 24 octobre 2021, au Camp Nou. (XAVIER BONILLA / NURPHOTO)

Pour le premier Clasico depuis le départ de Lionel Messi, on annonçait le début d'une nouvelle ère. Le 247e choc entre les deux géants de Liga s'est traduit par une rencontre brouillonne, avec finalement peu d'occasions franches de part et d'autres. À ce petit jeu des cadors convalescents, le Real Madrid a visiblement une longueur d'avance sur le FC Barcelone.

Plus précis, sereins et cliniques, les joueurs de la Maison Blanche ont imposé leur loi au Camp Nou, grâce à un but de l'une des rares recrues de l'été, David Alaba, et à un autre, tardif, de Lucas Vazquez. Agüero a réduit la marque à la fin du temps additionnel pour le FC Barcelone, mais il était déjà trop tard. 

Alaba, mur porteur de la Maison Blanche

Tournant du match, la réalisation de David Alaba a tout du symbole. Arrivé libre cet été du Bayern Munich, le défenseur autrichien a longtemps été le seul joueur d'envergue du mercato madrilène, avant le recrutement tardif du Français Eduardo Camavinga. Seul renfort XXL du Real cet été, Alaba s’est mué en homme providentiel pour son premier Clasico, inscrivant son premier but après onze matches sous le maillot madrilène. Titularisé dans l’axe de la défense, l’ultra-polyvalent autrichien s’est retrouvé en position d’ailier gauche au bout d’un contre éclair et en a profité pour fusiller Ter Stegen d’une lourde frappe croisée (0-1, 31e). Le seul tir cadré d’un premier acte laborieux.

Et ce, malgré l’audace de la jeunesse dans les deux camps. Côté Catalan, c’est Ansu Fati qui a été le plus en vue dans une attaque expérimentale, où Sergiño Dest a semblé en perdition (à l’image de son loupé seul face au but, 24e). Mais c’est son homologue madrilène, Vinicius, qui a été le plus remuant.

Le Brésilien du Real a multiplié les arabesques pour donner le tournis au Barça, pensant même obtenir un penalty (20e), avant d’offrir le but à David Alaba. Dans un début de match un peu mou entre deux cadors en manque de repères, Vinicius a été l’une des rares étincelles d’un Real Madrid tout en maîtrise, efficace, face un à Barça aussi volontaire que maladroit. Avec un peu plus de réussite, les Catalans auraient toutefois pu recoller avant la pause sur une tête de Piqué (34e), ou sur une frappe de Fati contrée à bout portant par… David Alaba, encore lui.

Benzema dans un jour sans

De tous les bons coups, l’Autrichien est ensuite revenu à ses tâches défensives pour contenir la rébellion catalane du début de second acte, notamment initié par l’entrant Philippe Coutinho. Mais après ce petit orage sans conséquences, le Real a repris la main. Sur un amour de louche de Luka Modric, Karim Benzema aurait même pu donner de l’air aux siens à l’heure de jeu. Mais le Français était dans un jour sans, à l’image de son manque de timing seul face au but (71e).

Rien de préjudiciable pour le Real Madrid, qui a finalement le fait le break dans le temps additionnel sur un but arraché par Lucas Vazquez (0-2, 92e). Dans la foulée, Sergio Agüero a glissé son premier but sous le maillot du FC Barcelone, mais il était déjà trop tard (1-2, 97e). Dans un Camp Nou plein à craquer, le Barça a fini au tapis. Réalistes, les Madrilènes retrouvent la tête de la Liga.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Karim Benzema

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.