Gestion de l'OM : Pape Diouf annonce sa mise en examen pour abus de biens sociaux

L'ancien président de l'OM a été mis en examen, vendredi, dans le cadre de l'enquête sur les transferts présumés frauduleux du club.

L\'ancien président de l\'OM, Pape Diouf, lors d\'une conférence de presse à Marseille, le 20 novembre 2014.
L'ancien président de l'OM, Pape Diouf, lors d'une conférence de presse à Marseille, le 20 novembre 2014. (MAXPPP)

Il annonce sa mise en examen, mais la dénonce. L'ancien président de l'Olympique de Marseille entre 2005 et 2009, Pape Diouf, a été mis en examen pour abus de biens sociaux, vendredi, dans le cadre de l'enquête sur la gestion de l'OM, liée en particulier à des transferts présumés frauduleux, a-t-il annoncé samedi 17 décembre.

Plusieurs faits sont reprochés à Pape Diouf par le juge d'instruction, mais rien qui ne concerne les transferts douteux à proprement parler, selon lui.

Gestion des abonnements

"On me reproche tout d'abord de ne pas avoir enlevé les abonnements aux associations de supporters. Ça fait plus de vingt ans que ça existe. Beaucoup de dirigeants sont passés au club, certains étaient magistrats et jamais ce problème n'a été soulevé, sinon philosophiquement", a expliqué Pape Diouf.

La justice s'intéresse à la gestion des abonnements, que le club a récupérée seulement cette saison. Auparavant, et ce depuis 1987, la commercialisation et la distribution étaient détenues par les clubs de supporters, qui les achetaient au club, en y ajoutant une somme servant de cotisation aux associations.

Grand banditisme

"La deuxième chose qu'on me reproche, c'est d'avoir aidé indirectement ou implicitement à la pénétration du banditisme au club", poursuit-il. La justice met en cause le contrat accordé en 2005 au joueur Thomas Deruda, fils de Richard Deruda, lié au grand banditisme marseillais, ce qui aurait permis au banditisme de s'installer dans le club. "Son fils était au club avant, je suis arrivé après", assure-t-il. 

Pape Diouf dit ne pas comprendre cette décision, qu'il juge "injuste" et veut "coûte que coûte" éviter "l'amalgame" avec les transferts présumés frauduleux de l'OM, centre du dossier, qui auraient donné lieu à des commissions indues.