Cet article date de plus de sept ans.

France-Allemagne : affiche historique, à plus d'un titre

La France retrouvera l'Allemagne vendredi en quarts de finale de la Coupe du Monde. Une affiche attendue, mais qui réveille les passions entre deux places fortes du football mondial. Et, forcément, on reparlera beaucoup de cette fameuse demi-finale à Séville en 1982, aujourd'hui encore vécue comme un traumatisme par ceux qui y ont assisté.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
 (Séville, 1982. Harald Schumacher observe sa victime à terre, Patrick Battiston © SICHOV/SIPA)

Séville, demi-finale de la Coupe du Monde 1982. Michel Platini lance Patrick Battiston dans la profondeur. Un ballon parfait, qui roule finalement à quelques centimètres du poteau du gardien allemand, Harald Schumacher. Mais quand la caméra revient sur l'attaquant français, on le retrouve inconscient, immobile, allongé sur le dos. Le ralenti est sans pitié : Schumacher est venu percuter violemment Battiston, volontairement. Les dents du Français ont même volé. L'image restera pour des décennies, aujourd'hui encore. Encore plus que la défaite des Bleus en demi-finale de ce Mondial que remportera l'Italie quelques jours plus tard.

France-Allemagne en Coupe du Monde, ce sont donc d'abord des images, et surtout cette image d'une génération construite autour de Michel Platini, Alain Giresse, Jean Tigana ou Maxime Bossis. Et autant dire que la Mannschaft n'a jamais réussi aux Bleus dans ces moments-là ; en 1982 comme quatre ans plus tard au Mexique (défaite 0-2), les Tricolores chutent en demi-finale. Non, les Allemands n'ont jamais réussi aux Français. Après s'être évités pendant plusieurs éditions consécutives, les deux nations se retrouveront vendredi pour un quart de finale dont l'enjeu est loin d'être anodin. La qualification, et la suprématie, dans un cadre non moins historique, le stade Maracana de Rio.

Un match hautement incertain

Depuis le début de cette Coupe du Monde brésilienne, Français comme Allemands ont impressionné, par séquences. Les Bleus ont marqué les esprits après leur carton (5-2) face à la Suisse, tout comme la Mannschaft face aux Portugais (5-0). Mais, comme toujours, le début de la phase à élimination directe a offert du suspense et des émotions. Contre le Nigeria, la France a eu du mal à trouver la bonne carburation, tandis que l'Allemagne a dû attendre la prolongation pour venir à bout d'Algériens héroïques. Malgré tout, ce quart de finale qui s'annonce offre bien peu de certitudes à l'une comme à l'autre de ces deux nations.

Offensivement, le danger principal se nomme Thomas Müller côté allemand. L'attaquant du Bayern Munich pèse comme personne sur une défense, et est capable de coups d'éclat à tout moment. Derrière lui, Mario Götze, Toni Kroos ou Bastian Schweinsteiger se chargent d'alimenter la machine infernale. À l'autre bout du terrain, Manuel Neuer prouve un peu plus à chaque sortie qu'il est l'un des meilleurs gardiens de buts du monde. Bien défendre sera donc une absolue nécessité pour la France, car la moindre erreur pourra se payer cash.

En revanche, le milieu de terrain des Bleus, emmené par Blaise Matuidi, Yohan Cabaye et un Paul Pogba qui monte en puissance, a de quoi effrayer l'adversaire. Devant, Mathieu Valbuena et Antoine Griezmann peuvent également affoler une défense centrale allemande qui manque cruellement de vitesse. Résultat, évident : le suspense est entier, le stress, maximal. Au pays du "joga bonito", la bataille s'annonce homérique. Historique, disait-on, à plus d'un titre.

France-Allemagne, vendredi 4 juillet à 18h au stade Maracana de Rio de Janeiro.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Foot

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.