Football : Lucas Hernandez a jusqu'au 28 octobre pour entrer en prison en Espagne sauf si son recours est accepté

Le Français s'est présenté volontairement au tribunal de Madrid, un jour avant sa convocation, pour se voir notifier son ordonnance d'incarcération.

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Le Français Lucas Hernandez avec sa femme Amelia Ossa Llorente, le 8 juillet 2019, à l'Allianz Arena, à Munich (Allemagne).  (FRANK HOERMANN / SVEN SIMON / AFP)

Le défenseur français du Bayern Munich Lucas Hernandez, condamné pour ne pas avoir respecté une mesure d'éloignement après des violences conjugales, a jusqu'au 28 octobre pour entrer volontairement en prison en Espagne, sauf si son recours est accepté, a annoncé lundi 18 octobre la justice espagnole.

Convoqué mardi 19 octobre par Tribunal Supérieur de Justice de Madrid (TSJ) pour se voir notifier son ordonnance d'incarcération, le joueur de 25 ans s'est présenté "volontairement à 11H30 aujourd'hui (lundi), un jour avant sa convocation", a indiqué dans un communiqué le TSJ. Il a "un délai de dix jours pour entrer volontairement en prison" sauf si son recours est accepté à temps et lui permet d'éviter l'incarcération, selon le TSJ.

Mercredi 13 octobre, la justice espagnole avait ordonné l'incarcération du défenseur international français du Bayern Munich pour ne pas avoir respecté une mesure d'éloignement imposée après une rixe avec sa compagne en 2017. Le club bavarois lui a apporté son soutien dans cette affaire.

Première condamnation en 2017

La première condamnation de Lucas Hernandez dans cette affaire remonte à février 2017. Le défenseur avait alors été condamné, tout comme sa compagne, à 31 jours de travaux d'intérêt général et à une mesure d'éloignement et d'interdiction d'entrer en contact durant six mois pour des violences conjugales mutuelles. A peine quatre mois plus tard, le joueur et sa compagne avaient été interpellés à l'aéroport de Madrid-Barajas alors qu'ils revenaient de vacances.

Le footballeur avait été retenu quelques heures en garde à vue par les forces de l'ordre pour ne pas avoir respecté la mesure d'éloignement imposée en 2017, avant d'être remis en liberté. Jugé pour non-respect de la mesure d'éloignement, il avait été condamné en 2019 à six mois de prison. Sa compagne n'avait, en revanche, pas été arrêtée à l'aéroport car la mesure d'éloignement ne lui avait pas encore été notifiée officiellement à ce moment-là. 

Son appel de la décision a été rejeté la semaine dernière par la justice qui a estimé qu'il s'agissait d'"un délinquant récidiviste". De fait, en plus de la condamnation "pour un délit de blessures dans le cadre de violences conjugales" et pour non-respect de la mesure d'éloignement, Hernandez s'était vu infliger "une autre condamnation" pour des faits similaires par un tribunal de Mostoles, ville de la banlieue de Madrid.

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