Football : le Conseil d'Etat maintient trois montées et trois descentes entre la Ligue 1 et la Ligue 2

Il ne s'agit que d'une première étape dans la procédure qui oppose la FFF et la LFP, qui souhaite un système avec seulement deux montées et deux descentes. Un nouveau jugement, sur le fond cette fois-ci, pourrait intervenir dans trois à cinq mois.

Le Conseil d\'Etat a maintenu en référé, le 14 août 2015, le principe de trois montées et de trois descentes entre la Ligue 1 et la Ligue 2 à la fin de la saison.
Le Conseil d'Etat a maintenu en référé, le 14 août 2015, le principe de trois montées et de trois descentes entre la Ligue 1 et la Ligue 2 à la fin de la saison. (ANTHONY SERPE / AFP)

Le système reste le même. Le Conseil d'Etat maintient en référé, vendredi 14 août, le principe de trois montées et de trois descentes entre la Ligue 1 et la Ligue 2 à la fin de la saison. La Ligue de football professionnel (LFP) souhaitait un système avec seulement deux montées et deux descentes.

En mai, le président de la LFP, Frédéric Thiriez, jugeait cette réforme "importante pour l'avenir et la modernisation du football", mais elle avait suscité la colère des représentants de Ligue 2. "L'idée est de dire que les investisseurs ont besoin d'un peu plus de sécurité, expliquait-il. Trois montées, trois descentes, c'est trop." 

Dans l'attente d'un éventuel jugement sur le fond

La LFP s'était heurtée en juillet à l'hostilité de la Fédération française de football, dont le comité exécutif avait annulé le projet. La Ligue et 18 clubs de L1 avaient demandé au Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative, de suspendre en urgence cette décision.

Le juge des référés du Conseil d'Etat a rejeté cette requête "pour défaut d'urgence". Il ne s'agit donc que d'une première étape judiciaire. Si aucune partie ne se désiste, un jugement sur le fond devra intervenir dans trois à cinq mois, soit entre novembre 2015 et janvier 2016. D'ici là, "la décision de la Fédération s'applique", note le Conseil d'Etat : c'est donc pour l'instant le statu quo.