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Foot : un supporter du PSG affirme avoir été expulsé du Parc pour avoir contesté le prix des abonnements

Yoann Seddik, qui pourrait être interdit de stade, a chanté "abonnements trop chers, supporters en colère" lors de la demi-finale de Coupe de France entre Paris et Monaco.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Des supporters du PSG, lors du match face à Toulouse, le 21 février 2015, à Paris. (FRANCK FIFE / AFP)

"Abonnements trop chers, supporters en colère." Yoann Seddik, un fan du PSG, affirme que la chanson est de lui et qu'il en paie le prix fort. Il affirme avoir été expulsé, mercredi 4 mars, du Parc des Princes à une demi-heure de la fin du match de Coupe de France contre Monaco (2-0) pour avoir lancé ce chant critiquant la hausse à venir du prix des abonnements.

"On a reçu cette semaine le mail pour les réabonnements. Il est prévu de payer une rallonge à partir des quarts de finale pour la Ligue des champions. Trente-cinq euros pour les quarts et 45 pour les demies", a ajouté cet abonné de la tribune Boulogne du Parc des Princes surnommé "casquette" et qui fait office de leader des supporters dans la partie basse. "On a trouvé que c'était n'importe quoi, donc on a décidé de lancer un chant", assure-t-il.

Abonnement résilié ?

Tonio, qui souhaite n'être identifié que par ce seul prénom, était présent à ses côtés mercredi soir. Il raconte que six stewards sont intervenus pour expulser Yoann Seddik de la tribune puis du stade. "On connaît les stadiers, on a même de bonnes relations avec eux. Ils nous ont dit qu'ils avaient reçu des consignes des coordinateurs placés en bas de la tribune et qui sont en relations avec le PC sécurité, a expliqué Tonio. Ils ont dit qu'ils déploraient ça, mais qu'ils avaient des consignes."

"Ça s'est passé sans violence", confirme Yoann Seddik, qui affirme n'avoir "jamais été interdit de stade, jamais allumé un fumigène ni chanté contre le président [du PSG]. Ils ont pris une photo de mon abonnement, l'ont envoyé à la sécurité et m'ont dit que j'avais lancé un chant contestataire. Ils m'ont dit aussi que j'allais recevoir un courrier disant que mon abonnement était résilié et que je risquais d'être interdit de stade pendant trois ans", a ajouté Yoann Seddik, qui envisage de contacter un avocat si ce type de mesures étaient confirmées. Contacté par l'AFP, le PSG n'a pas souhaité faire de commentaires.

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