Les ultras de l'OM qualifient les joueurs de "sous-hommes" avant de retirer leurs propos

Le principal groupe de supporters de l'OM, estimant être "humilié" par la nouvelle défaite des Olympiens, éliminés mardi en Coupe de France par Nice, a dérapé sur son site internet.

Le directeur sportif de l\'OM, José Anigo, lors du match Marseille-Dortmund, le 11 décembre 2013 au stade Vélodrome de Marseille.
Le directeur sportif de l'OM, José Anigo, lors du match Marseille-Dortmund, le 11 décembre 2013 au stade Vélodrome de Marseille. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

"C'est l'équipe de tous les records. Ceux de l'humiliation." Sur leur site, les Winners, principal groupe de supporters de l'OM, ne mâchaient pas leurs mots après la nouvelle défaite des Olympiens, éliminés mardi 21 janvier en Coupe de France par Nice. Et ils n'hésitaient pas à s'en prendre directement aux joueurs, qualifiés de "sous-hommes". Des propos écrits "sous le coup de la colère", finalement retirés dimanche, indique Le Parisien.

"Nous pensions avoir touché le fond en Ligue des Champions (contre Dortmund 1-2) ou même à Gerland (2-1) la semaine dernière. Mais non, la principale qualité de nos joueurs est de nous humilier encore et toujours", accusaient les South Winners qui appelaient à "humilier" les footballeurs, éliminés de la Ligue des Champions, de la Coupe de la Ligue et de la Coupe de France. "Ils se sentent intouchables dans la bulle OM ? Faisons-leur vivre l'enfer dans leur vie de tous les jours."

"Par passion, sous le coup de la colère, face à des joueurs qui bafouent notre maillot, nous avons jugé utile de les secouer sèchement", expliquent dimanche les supporters. "Malheureusement, avec du recul et vu les faits de ces dernières heures, même si sur le fond nous avons certainement raison, sur la forme, nous avons sous-estimé l'impact de ce texte."

Un tag nauséabond à la Commanderie

Les ultras condamnent notamment le tag peint peu après la diffusion de leur message sur le mur de la Commanderie, le Centre d'entraînement de l'OM. Alors qu'Adrien Anigo, le fils du directeur sportif José Anigo, a été tué par balle le 5 septembre 2013 dans les quartiers nord de la ville, le texte assène : "PK Adri et pas José ? Anigo Mafia" ("Pourquoi Adrien et pas José ?")

En réaction, le directeur sportif et entraîneur intérimaire a boycotté le point presse d'avant match, vendredi 24 janvier. La direction du club a expliqué que l'entraîneur "souffrait des propos odieux déposés sur un mur d'enceinte du centre Robert Louis-Dreyfus ce vendredi matin".

Par son avocat, Emmanuel Molina, José Anigo a annoncé son intention de déposer plainte "pour provocation à la haine et injure publique".