Foot : Jack Warner, ex-vice-président de la Fifa, suspendu à vie

La commission d'éthique de la Fédération internationale a suspendu à vie le Trinidadien de toute activité liée au football. Une décision prise après enquête sur les conditions d'attribution du Mondial 2018 en Russie et 2022 au Qatar.

(Jack Warner est suspendu à vie de toute activité liée au football © REUTERS/Andrea De Silva)

Il est l'homme par qui le scandale est arrivé : réfugié chez lui, à Trinidad, Jack Warner fait d'ailleurs l'objet d'une procédure d'extradition vers les Etats-Unis, qui souhaitent le juger. Pour l'heure, le comité d'éthique de la Fifa vient de le suspendre à vie de toute activité liée au football, " à la suite de l'enquête de la chambre d'instruction de la commission d'éthique, concernant les conditions d'attribution du Mondial 2018 en Russie et 2022 au Qatar" .

Selon le communiqué de la Fifa, Warner s’est "rendu régulièrement et à plusieurs reprises coupable de nombreux actes de mauvaise conduite alors qu’il occupait différentes hautes fonctions et des postes influents au sein de la FIFA et de la CONCACAF" , la Confédération de foot d'Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes.

Les Etats-Unis brûlent de l'interroger, pour qu'il explique ce que le procureur de Brooklyn a appelé "la Coupe du monde de la fraude" . Neuf hauts dirigeants de la Fifa, et cinq partenaires, sont soupçonnés d'avoir participé à un vaste système de pots-de-vin, depuis les années 1990 jusqu'à nos jours. "150 millions d’euros en pots-de-vin et commissions auraient été versés pour obtenir des droits marketing et médias lucratifs pour des tournois internationaux de football ", relevait le procureur.

L'acte d'accusation américain a également relevé que Jack Warner aurait reçu dix millions de dollars, de la part du gouvernement sud-africain, en échange de trois voix en faveur du Mondial 2010 en Afrique du Sud. IL est aussi question de pots-de-vins pour l'attribution du Mondial 1998... à la France