Euro 2012 : la Russie frappe un grand coup

Que retenir de cette première journée de l'Euro 2012, qui concernait le groupe dit de l'Eurovision (Grèce, Pologne, Russie, République Tchèque)? 

Le gardien tchèque Petr Cech (en jaune) a passé une très mauvaise soirée contre la Russie, où il a pris 4 buts. 
Le gardien tchèque Petr Cech (en jaune) a passé une très mauvaise soirée contre la Russie, où il a pris 4 buts.  (ODD ANDERSEN / AFP)

Que retenir de cette première journée de l'Euro 2012, qui concernait le groupe dit de l'Eurovision (Grèce, Pologne, Russie, République Tchèque)? 

- la Russie a frappé un grand coup dans la course à la qualification en écrasant la République Tchèque (4-1). Sachant que mathématiquement, il faut 6 points et une bonne différence de buts pour se qualifier en quarts de finale, la Russie a fait une bonne moitié du chemin.

- l'attaquant russe Alexandre Kerjakov a hérité du titre d'attaquant le plus maladroit du tournoi. Sur sept tirs, zéro cadré, et pourtant il y en avait plus d'un en position favorable. Sur Twitter, il a hérité du surnom de "Gignac soviétique". 

- la malédiction a encore frappé. Petr Cech, le gardien tchèque, qualifié de meilleur gardien du monde dans L'Equipe ce 8 juin au matin a encaissé 4 buts, donc deux qui peuvent lui être imputé. Il n'a pas été aidé par sa défense, aux abonnés absents, et par ses milieux défensifs, qu'on n'a pas vu du match. 

Le public polonais plaçait de gros espoirs dans son équipe. En vain?
Le public polonais plaçait de gros espoirs dans son équipe. En vain? (DIMITAR DILKOFF / AFP)

- dans l'autre match de la journée, la Pologne et la Grèce se sont neutralisées (1-1). Les Polonais ont d'abord ouvert le score, les Grecs ont été réduits à dix... et le mental des Polonais s'est évaporé, jusqu'à concéder l'égalisation, puis un penalty, heureusement raté par les Grecs. On voyait la Pologne très forte sur le papier avant cet Euro, ce premier match a permis de se rendre compte qu'elle ne résistait pas bien à la pression. 

- les Grecs ont failli réussir le hold-up du jour. Costauds derrière et opportunistes devant, ils sont passés à un cheveux d'une victoire qui n'aurait pas été imméritée. Ils se placent clairement en outsiders de ce groupe très ouvert, derrière la Russie. 

- première polémique sur l'arbitrage. L'arbitre espagnol du Pologne-Grèce s'est vu vertement critiqué par les Grecs, qui estiment qu'il leur a oublié un penalty et qu'il a expulsé un des leurs de façon très sévère.