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France-Kazakhstan : une qualification acquise pour le Mondial avec le sens du travail bien fait

L’équipe de France a obtenu sa qualification pour la prochaine Coupe du monde en s’imposant, samedi soir, face au Kazakhstan au Parc des Princes (8-0). Une très large victoire, assez rare pour être soulignée.

Article rédigé par Denis Ménétrier, franceinfo: sport - Au Parc des Princes
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min
Antoine Griezmann a inscrit son 42e but en équipe de France contre le Kazakhstan, le samedi 13 novembre au Parc des Princes (FRANCK FIFE / AFP)

Le public du Parc des Princes a eu l’occasion de travailler les jambes, samedi 13 novembre. À peine se rasseyait-il sur son siège qu’il devait à nouveau se lever pour fêter les buts en pagaille inscrits par l’équipe de France contre le Kazakhstan (8-0) lors d’une rencontre qui a permis aux Bleus de valider leur ticket pour la prochaine Coupe du monde, au Qatar (21 novembre-18 décembre 2022).

En s’imposant avec huit buts d’écart, les joueurs de Didier Deschamps se sont amusés face à des Kazakhstanais médusés et ont remporté le plus large succès de l’équipe de France depuis sept ans et un match amical disputé contre la Jamaïque, le 8 janvier 2014 (8-0). Mais aussi et surtout, le plus large succès des Tricolores en compétition officielle depuis le 6 septembre 1995 et une rencontre de qualifications pour l’Euro contre l’Azerbaïdjan (10-0).

Hier, l’équipe de France n’a pas simplement rempli son objectif d’obtenir une place pour le prochain Mondial. Elle s’est appliquée au moment de le faire, tout en donnant l'impression de pouvoir marquer sur chaque accélération. Peu habituée à se qualifier à l’avant-dernière journée d’une campagne de qualifications pour la Coupe du monde - une première depuis 1981 -, l’équipe de France l’est encore moins à concasser ses adversaires, aussi faibles soient-ils.

Deschamps plus ambitieux

Le Kazakhstan a proposé une très faible opposition aux Bleus samedi soir. L’échauffement des joueurs de la 125e nation au classement FIFA sur le billard du Parc des Princes en disait long sur le différentiel de niveau entre les deux équipes, les Kazakhstanais enchaînant difficilement trois passes. Mais au match aller, l’équipe de France ne s’était imposée que 2-0, à l’image de certains matchs au cours desquels les Bleus la jouaient petits bras, en gérant leur avance au score.

C’était un peu l’histoire de l’équipe de France ces dernières années : toujours qualifiée mais sans infliger de lourdes gifles à ses adversaires de plus faible niveau, une habitude prise par ses voisins comme l’Allemagne, la Belgique ou encore les Pays-Bas. Jusque-là, le plus gros succès en campagne de qualifications de l’ère Deschamps était un 4-0, contre Andorre et l’Islande en 2019, et les Pays-Bas en 2017.

Le Kazakhstan a encaissé le double hier soir, signe que l’équipe de Deschamps évolue dans son approche, tout comme le sélectionneur. Ce dernier a pris des risques lors de cette année 2021, en rappelant par exemple Karim Benzema alors qu'il aurait pu camper sur ses positions. Hier, Deschamps avait choisi d’aligner Kingsley Coman en piston droit - une réussite -, une option bien plus offensive que Benjamin Pavard. Surtout, ses joueurs ont été sérieux de bout en bout, toujours impliqués, avec l’envie d’aller chercher un but de plus jusqu’à la dernière minute du match.

Une équipe combative et altruiste

"Je ne vais pas parler de soirée parfaite, mais on essaie toujours de se rapprocher de la perfection et ça y a ressemblé avec ce que tous les joueurs ont mis", a expliqué Deschamps, conscient de l’implication de ses joueurs, en conférence de presse après le match. En respectant le jeu, les Bleus ont également servi leurs coéquipiers mieux placés avant de penser à eux-mêmes.

"Kylian (Mbappé) aurait pu mettre un quintuplé mais il a préféré laisser Antoine tirer le penalty. Les joueurs offensifs se sont partagés le bonheur de l’efficacité", a souligné le sélectionneur. Auteur d’un quadruplé, le premier de la part d’un joueur de l’équipe depuis Just Fontaine en 1958, Mbappé a été le symbole de cette équipe de France joueuse, prête à se battre de la première à la dernière minute et altruiste, avec une passe décisive pour Benzema en seconde période.

Avec ce sens de la perfection, les Bleus s’évitent une finale difficile à jouer en Finlande, mardi 16 novembre, et concluent de la meilleure des manières une campagne de qualifications durant laquelle ils se sont souvent compliqués la tâche. Ne reste plus qu’à surfer sur la victoire en Ligue des nations et ce très large succès pour bien terminer l’année du côté d’Helsinki. Avant de se plonger dans une année 2022 qui risque de paraître longue, la Coupe du monde n'ayant lieu qu'en novembre.

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