Equipe de France féminine : Wendie Renard a accepté le capitanat "pour le groupe France" mais ses relations avec Corinne Diacre sont toujours tendues

Corinne Diacre lui avait retiré le capitanat de l'équipe de France peu après son arrivée en 2017 avant de lui proposer à nouveau pour le rassemblement de septembre 2021 et ce premier match en Grèce.

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France Télévisions
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Corinne Diacre avait retiré le capitanat à Wendie Renard peu après son arrivée en 2017, avant de lui confier à nouveau pour ce rassemblement de septembre. (FRANCISCO SECO / AP)

Après l'éclatante victoire des Bleues contre la Grèce (10-0), Wendie Renard s'est confiée sur le capitanat de l'équipe de France, que Corinne Diacre lui a proposé en début de rassemblement. "C'était inattendu vu notre relationnel, notre passif", a-t-elle déclaré, mais la Lyonnaise l'a accepté "pour le groupe France"

Dix buts, pas de blessure, et un but de la capitaine pour finir. C'est un match de rentrée réussi ?
Wendie Renard : C'est une bonne conclusion à ce début de stage. Personnellement, ça faisait un moment que je n'avais pas marqué. Dans l'ensemble, c'est bien d'avoir fait collectivement d'avoir fait cette "perf". En seconde période il y a moins de rythme, des automatismes à peaufiner, mais oui c'est cool.

Quel sentiment vous anime après ce but, dans une semaine marquée par votre retour comme capitaine ?

J'ai tout simplement dit "merci Seigneur". Déjà, de marquer, ce n'était pas facile. Ensuite (sur le capitanat), forcément, c'était inattendu vu notre relationnel, notre passif. Mais elle (Corinne Diacre) est venue me le proposer, j'ai mûri la réflexion. J'ai surtout accepté par rapport au groupe France. On a un objectif qui est l'Euro, maintenant il faut qu'on se concentre sur le terrain. Petit à petit, sur le relationnel, on fera des efforts toutes les deux encore plus pour améliorer tout ça. Mais le plus important pour moi, c'est le terrain et le professionnalisme, les prestations. C'est mieux de faire des bonnes prestations pour pouvoir ensuite parler à ses coéquipières. C'est toujours mieux.

"On a eu très peu de relations ces trois dernières années"

La discussion que vous avez eue lundi vous a-t-elle fait du bien ? A-t-elle répondu à des questions que vous vous posiez ?
Non... Elle est venue me voir, elle est venue me parler. Je lui ai dit ce que je pensais. On a eu très peu de relations durant ces trois dernières années. Elle est venue me demander un entretien pour me parler, je lui ai dit sincèrement ce que je pensais. Après, il y aura d'autres rassemblements et d'autres moments pour encore discuter, dire des choses. Le plus important c'est d'avancer, je sais d'où je sors personnellement. J'ai avancé depuis pas mal d'années, et je continuerai d'avancer.

Vous vous attendiez à un tel revirement ?
C'était inattendu. Le plus important, c'est que je l'ai accepté pour le groupe France. On a discuté, les choses avancent.

"Il faut avancer"

Était-ce difficile d'accepter cette main tendue d'un point de vue personnel ? Il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte pour accepter ce capitanat...
Je suis capitaine en club depuis de nombreuses années, je sais ce que c'est. Ce n'est pas ça le problème. Le problème c'est plutôt le côté relationnel, où il faudra faire plus d'efforts. Après, les choses viendront naturellement. Il ne faut pas se mettre de pression. Elle sait ce que je pense, je lui ai dit en tout cas, et on va continuer à parler tranquillement. C'était inattendu, mais elle a fait le pas envers moi, j'ai beaucoup réfléchi, j'ai appelé pas mal mon entourage. Ce n'était pas facile. Mais il faut avancer. J'étais bien dans mes performances, et il ne faut pas que ça freine quoi que ce soit.

Avez-vous parlé avec votre coéquipière Amandine Henry, capitaine des Bleues jusqu'en 2020 ?
Oui, bien sûr. Une fois que Corinne m'a annoncé son souhait, je lui ai dit que j'allais appeler Amandine. Il était hors de question pour moi de faire ce genre de choses sans la prévenir. On a parlé, ça restera entre nous. On aura encore d'autres discussions puisqu'on est en club ensemble. Je suis carrée, droite, respectueuse, c'était logique d'appeler Amandine pour lui dire.

Comment le groupe a réagi envers vous à cette annonce ?
Il y a pas mal de joueuses qui sont venues me voir, avec un grand sourire. Mais je suis quelqu'un de modéré, donc je leur ai dit d'y aller doucement. Ça fait plaisir quand on a le soutien de tout le monde, mais je ne vais rien révolutionner du tout. On va surtout travailler collectivement ensemble pour atteindre cet objectif, collectivement. Ce n'est pas parce que je suis nommée capitaine qu'on a gagné la coupe, loin de là. Il y a beaucoup d'efforts à fournir.

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