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Deuxième mi-temps pour Platini, seul face aux juges de la FIFA

La chambre des recours de la Fédération internationale de football étudie ce lundi l'appel de Michel Platini suite à sa suspension de huit ans de toute activité liée au football. Une condamnation qui a ruiné ses espoirs de devenir le patron du football mondial alors qu'il était un des favoris de l'élection.
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Radio France
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 (L'arrivée de l'ancien numéro 10 des Bleus au siège de la FIFA à Zurich. © Philippe Etienne/Radio France)

Michel Platini est attendu ce lundi au siège de la FIFA à Zurich. Deuxième manche face aux juges, après l'annonce de sa suspension de huit ans de toute activité liée au football. Mais cette fois, on constate nettement moins d'animation autour de sa convocation.

Changement de schéma tactique

Cette fois, pas de lettre enflammée ou de déclaration virulente, d'un côté comme de l'autre, sur l'air du "on veut ma peau". On se souvient pourtant des petites phrases assassines qui avaient rythmé la semaine précédant la première comparution. C'est d'ailleurs peut-être pour cette raison que Michel Platini a décidé de venir se défendre lui même. Il ne laisse pas, cette fois, à ses avocats le soin de tenter de le disculper.

Platini blanchi ou sanction alourdie ?

En revanche, sur le fond, aucun changement, il plaide toujours l'innoncence. Pour l'ex numéro 10 des bleus, l'enjeu de cette nouvelle audience est d'arriver à prouver l'existence d'un contrat oral entre Sepp Blatter et lui, point de départ de cette histoire et de ce versement si tardif de 1,8 millions d'euros. Cependant, si Michel Platini espère toujours être totalement blanchi, il sait aussi que la sanction pourrait être plus lourde, car il n'est pas le seul à avoir fait appel. Le comité d'éthique, qui lui donne tant de tracas, n'a pas non plus été satisfait par le premier jugement, le considérant comme trop clément.

Dernière chance avant la prolongation

Au vu du calendrier, Michel Platini joue gros, et l 'ancien joueur emblématique des Bleus en a conscience. L'élection pour la présidence de la FIFA a lieu à la fin du mois, mais il espère encore pouvoir sauver son fauteuil de président de l'UEFA, l'Union des associations européennes de football, en cas d'annulation de sa peine ou de condamnation moins lourde.  

Il s'agit donc de l'avant-dernière manche entre Michel Platini et la FIFA, car en cas de nouvelle décision défavorable, il aurait encore la possibilité de jouer la prolongation et de se tourner une dernière fois vers le tribunal arbitral du sport.

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