Ligue des Champions féminine : le PSG doit passer le cap face à Lyon pour briller sur la scène européenne

Seule équipe française capable de rivaliser avec l'Olympique Lyonnais, le Paris Saint-Germain souhaite passer un nouveau cap en demi-finales de Ligue des champions. En éliminant les Rhodaniennes, ce soir à Bilbao (20 heures), elles se qualifieraient pour leur troisième finale de C1 mais chasseraient surtout leurs défaites récurrentes dans les matches importants face à l'OL.
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La Parisienne Signe Bruun après son but en quarts de finale de Ligue des Champions contre Arsenal. (CLIVE BRUNSKILL / POOL)

Il y aura forcément une équipe française en finale de Ligue des Champions dimanche 30 août à Bilbao. Soit le quadruple tenant du titre, l'Olympique Lyonnais, soit le PSG qui compte bien créer la surprise ce soir (20 heures). Parce que oui, éliminer l'OL serait une surprise tant ces dernières dominent outrageusement le football français mais aussi européen. Depuis le début du 21e siècle, et sous l'impulsion de Jean-Michel Aulas, Lyon n'a pas d'égal en France. Un rôle que tente de jouer le Paris Saint-Germain depuis l'arrivée en 2011 des investisseurs qatariens. "Ils se donnent en tout cas tous les moyens pour", acquiesce Marinette Pichon, meilleure buteuse de l'histoire de l'équipe de France (81 buts en 112 sélections).

Huit fois vice-championnes de France sur les dix dernières saisons

En termes de titres, la comparaison ne tient même pas. Le PSG n'a que deux coupes de France en boutique (2010, 2018) contre quatorze championnats de France et six Ligue des Champions (dont les quatre dernières) pour l'OL. Tout simplement incomparable. Mais si la question d'une rivalité de plus en plus importante se pose, c'est que le PSG est la seule équipe à tenir un tant soit peu le rythme effréné des Lyonnaises. Sur les dix dernières saisons, le club de la capitale a terminé huit fois sur la deuxième marche du classement. Il a aussi joué deux finales de Ligue des champions.

Que manque-t-il alors au PSG pour entrer définitivement dans la même cour que l'Olympique Lyonnais ? Des titres majeurs tout d'abord puisque les deux coupes nationales pèsent peu dans la balance. "Il manque toujours quelque chose, de la réussite devant le but, un soupçon de chance, ça tourne toujours du côté de l'OL", glisse Marinette Pichon. "Il manque un peu d'expérience", ajoute Patrice Lair, ancien entraîneur de l'OL (2010-2014) et du PSG (2016-2018). Cette expérience en moins, les Parisiennes la ressentent très souvent dans leurs confrontations directes avec les Rhodaniennes. C'est d'ailleurs ce qui leur manque cruellement pour devenir, enfin, l'égal des Lyonnaises : les battre dans un match à enjeu.

Paris (presque) incapable de battre Lyon

Outre leur victoire en huitièmes de finale de la Ligue des Champions 2015 (2-1 au cumulé) - année de leur première finale européenne, les joueuses du PSG tombent très souvent devant l'obstacle que représente l'OL. Défaite en demi-finales de C1 en 2017 (8-0 au cumulé) puis en finale la saison suivante, aux tirs aux buts. Plus récemment encore, les Parisiennes ont encore cédé aux tirs aux buts lors de la finale de la Coupe de France 2020. "Des joueuses sont sûrement bloquées car l'histoire se répète au niveau des penalties, ça peut jouer dans la tête", confirme Patrice Lair. Même son de cloche chez l'ancienne attaquante de l'équipe de France : "La situation est mieux appréhendée par les Lyonnaises parce qu'elles sont habituées à ce genre de matches, elles ont l'habitude des grands rendez-vous." Au total, le Paris Saint-Germain n'a gagné que quatre fois sur 44 confrontations. Déprimant.

Pour effacer les défaites récurrentes contre les joueuses de Jean-Luc Vasseur, le PSG s'est renforcé lors des derniers marchés des transferts. "L'apport des étrangères peut leur faire passer un cap car elles n'ont pas connu ses échecs", observe Patrice Lair. Sara Däbritz, Nadia Nadim ou encore Ramona Bachmann - tout juste arrivée - ne seront pas de trop pour mettre l'OL en échec.

Le soir ou jamais ?

Sans parler de palmarès, les deux équipes semblent très proches cette année, à la fois en championnat (trois points seulement entre les deux équipes à l'interruption de la saison) et dans le jeu. "Quand on regarde les compositions d'équipes, on se dit que c'est possible", analyse Marinette Pichon. Le PSG pourra en plus compter sur des absences de poids chez son adversaire puisque Griedge Mbock et Ada Hegerberg sont blessés tout comme Amandine Henry, très incertaine. "C’est une colonne vertébrale en moins, une puissance et une présence physique qu'il n'y aura pas et Paris peut en profiter", veut croire Patrice Lair.

L'occasion semble trop belle, ce soir, pour le PSG mais pourrait tout changer dans ses désirs de grandeur. "C'est peut-être le moment", se risque Patrice Lair. "Il faudra réaliser la partition parfaite, il en suffit d'une pour que ça bascule," complète Marinette Pichon. Le PSG ferait certainement le plus dur en écartant l'OL de la compétition. La première étape d'un rêve encore plus grand : soulever la Ligue des Champions pour la première fois.

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