VIDEO. Brésil : les manifestants anti-Mondial occupent quotidiennement plusieurs villes

Dans les mégalopoles de Rio de Janeiro, Sao Paulo et Brasilia, la police fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des groupes de manifestants.

REUTERS et APTN

Les opposants brésiliens à l'organisation de la Coupe du monde de football dans leur pays ne désarment pas. Des milliers de manifestants ont bloqué la circulation, jeudi 15 mai, dans plusieurs grandes villes, à 28 jours du Mondial. Des incidents ont éclaté à Sao Paulo, ville du match d'ouverture prévu le 12 juin.

La police a dispersé avec des gaz lacrymogènes les manifestants du Mouvement des travailleurs sans toit (MTST) qui avaient brûlé des pneus aux abords du stade Itaquerao. Dans les mégalopoles de Rio de Janeiro et Brasilia, la police a également fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des petits groupes de manifestants.

"Il n'y a pas de quoi paniquer", selon le gouvernement

Parmi les organisations qui appellent à manifester figurent les Comités populaires de la Coupe, qui s'opposent aux entraves aux droits de l'homme dans l'organisation du Mondial, et le mouvement étudiant "Passe livre" (MPL). Ce dernier lutte pour la gratuité des transports. "Il n'y a pas de quoi paniquer à l'idée d'accueillir trois millions de touristes brésiliens et 600 000 étrangers" dans le pays pendant le Mondial, a assuré le ministre des Sports, Aldo Rebelo, jeudi. La présidente de la République, Dilma Rousseff, a assuré que les Brésiliens "sauront très bien recevoir leurs visiteurs".

Manifestation à Sao Paulo (Brésil), le 15 mai 2014
Manifestation à Sao Paulo (Brésil), le 15 mai 2014 (ALOISIO MAURICIO / BRAZIL PHOTO PRESS / AFP )