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Richissimes, chauves ou controversés : les cinq arbitres les plus remarquables de la Coupe du monde

Francetv info rend hommage aux hommes en noir.

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France Télévisions
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Howard Webb, le 28 juin 2014 au sifflet du match Brésil-Chili, à l'Estadio Mineirao de Belo Horizonte (Brésil). (ARI FERREIRA / AGÊNCIA LANCEPRESS! / AFP)

Lorsque tout se passe bien, on ne les félicite que rarement. Mais à la moindre polémique, ils vivent un enfer. Les arbitres sont à la Coupe du monde de football ce que les contrôleurs sont à la SNCF en période de grève. Afin qu'ils ne tombent pas dans l'oubli, francetv info vous raconte une anecdote sur cinq d'entre eux.

Le plus riche : Jonas Eriksson

Selon un article de recherche de l'université américaine Duke, les dix meilleurs arbitres de la Coupe du monde empochent 50 000 dollars (36 800 euros) lors du tournoi. Une somme conséquente pour la plupart des hommes en noir, mais pas pour Jonas Eriksson.

Jonas Eriksson, le 1er juillet 2014 lors du match Argentine-Suisse, à Sao Paulo (Brésil). (JUAN MABROMATA / AFP)

Ce Suédois de 40 ans, qui a officié lors du huitième de finale entre l'Argentine et la Suisse, a en effet empoché plus de 7,5 millions d'euros en 2007 grâce à la vente d'IEC in Sports, une société qui détenait les droits télévisés de plusieurs compétitions sportives, et dont il était actionnaire à hauteur de 15%, rapporte le Daily Mail (article en anglais). Une pluie d'argent soudaine, mais qui ne l'a pas poussé à raccrocher les crampons. "J'ai eu une vie fantastique en tant qu'homme d'affaires, mais depuis 2011, je me suis consacré pleinement à l'arbitrage, et je n'ai jamais autant pris mon pied !", a-t-il indiqué, cité par le quotidien britannique.

Le plus polémique : Pedro Proença

Dimanche 29 juin, stade Castelão de Fortaleza, 20 heures. Le sélectionneur mexicain, Miguel Herrera, est hors de lui : son équipe vient de se faire éliminer 2-1 par les Pays-Bays après un penalty transformé par les Bataves au bout des arrêts de jeu. Les images ralenties montrent qu'Arjen Robben, qui a provoqué le penalty, n'a pas vraiment été touché. Ce que le Portugais Pedro Proença, au sifflet ce jour-là, n'a pas vu.

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"C’était un penalty inventé. J’espère que la commission des arbitres verra tout cela et enverra (M. Proença) à la maison, tout comme nous", a fulminé Herrera devant la presse. Il a peut-être été entendu, puisque Proença n'a pas été retenu pour les quarts de finale. Mais il en faudra sans doute davantage pour destabiliser l'homme en noir : en août 2011, il avait été agressé dans un centre commercial de Lisbonne par un supporter du Benfica mécontent d'une de ses décisions. Un violent coup de tête qui lui avait cassé deux dents, rapportait alors la presse portugaise.

Le plus chauve : Howard Webb

En France, arbitrage et boule à zéro vont souvent de pair : sur les 21 arbitres ayant officié en Ligue 1 la saison passée, six avaient le crâne lisse. Mais au Brésil, le Britannique Howard Webb est le seul des 33 hommes en noir à avoir une coupe à la Barthez. 

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Mais en plus d'être chauve, celui qui est policier dans le civil a la tête dure : lors de la finale de la Coupe du monde 2010 entre l'Espagne et les Pays-Bas, il a distribué pas moins de 13 cartons jaunes, et un carton rouge. 

Le plus expressif : Peter O'Leary

L'objet du scandale, capturé par un photographe de l'agence Getty dimanche 22 juin, ne saute pas aux yeux. Peter O'Leary, arbitre néo-zélandais, rit aux éclats bras dessus, bras dessous, avec le gardien Vincent Enyeama après l'élimination de la Bosnie-Herzégovine par le Nigeria.

Il n'en fallait pas davantage pour que les supporters bosniens, déjà échaudés par un but refusé pour un hors-jeu imaginaire en première période, crient au scandale. Une pétition, créée dans la foulée pour réclamer l'exclusion d'O'Leary du Mondial, a même récolté plus 23 000 signatures. Sans succès. Cité par The Independant (article en anglais), un porte-parole de la Fifa a jugé que "les interprétations tirées de la photo ne reposaient sur rien". Affaire classée.

Le plus destiné à être arbitre : Björn Kuipers

Comme son père, le Néerlandais Björn Kuipers est gérant d'un supermarché à Oldenzaal, non loin de la frontière allemande. Et comme son père, Kuipers est arbitre de foot. C'est que le bonhomme est un rien maniaque : il regarde avec attention les vidéos des derniers matchs des équipes qu'il est amené à arbitrer avant le jour J.

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Le site spécialisé World Referee (article en anglais) indique ainsi qu'après une de ces séances vidéos, il avait pris un soin tout particulier à ne pas se retrouver dans les pattes des milieux de terrain barcelonais, adeptes d'un jeu court et rapide, lors d'un quart de finale de Ligue des champions en 2012.

Même la belle-famille du Néerlandais, que l'on a retrouvé au sifflet du match Suisse-France, a de qui tenir. Le grand-père de sa compagne, un certain Andries van Leeuwen, officiait déjà dans les années 1960. 

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