Coupe du monde : le sélectionneur du Brésil limogé

La presse avait réclamé la tête de Luiz Felipe Scolari après la débâcle de la Seleçao face à l'Allemagne et sa défaite contre les Pays-Bas.

Le sélectionneur du Brésil, Luiz Felipe Scolari, lors d\'une conférence de presse, le 9 juillet 2014 à Teresópolis (Brésil).
Le sélectionneur du Brésil, Luiz Felipe Scolari, lors d'une conférence de presse, le 9 juillet 2014 à Teresópolis (Brésil). (TASSO MARCELO / AFP)

Ce n'est pas une surprise. Après la débâcle (7-1) face à l'Allemagne, et l'échec lors de la petite finale face aux Pays-Bas (3-0) samedi 12 juillet, le sélectionneur de l'équipe du Brésil, Luiz Felipe Scolari, paye les mauvais résultats de la Seleçao lors de cette Coupe du monde à domicile. La presse brésilienne annonce, lundi 14 juillet, qu'il a été limogé par sa fédération, quelques heures seulement après la fin du Mondial.

Revivez les temps forts de la rencontre dans notre direct

Le sélectionneur avait déclaré, samedi après la défaite contre les Pays-Bas, qu'il revenait au président de la Confédération brésilienne de football, Jose Maria Marinto, de statuer sur son sort. Celle-ci n'a pas encore confirmé son éviction.

Honni par les médias

Malgré son palmarès avec le Brésil, que "Felipão" avait mené à la victoire lors du Mondial 2002 au Japon et en Corée du Sud, la presse locale avait réclamé la tête du sélectionneur après la (presque) pire défaite de la Seleçao de son histoire footballistique, longue de plus d'un siècle face à l'Allemagne. "Considérée comme un favori pour le titre par Felipão [Scolari], l'équipe termine quatrième après avoir perdu à nouveau face à un adversaire de premier ordre. L'entraîneur ne peut pas être maintenu aux commandes", avait tranché le quotidien Folha.

Dimanche, le journal O Dia était radical : "Felipão dehors !" Dans ses pages sportives, le quotidien s'est interrogé."Coach ? Quel coach ? (...) Hier [samedi], les joueurs sur le banc des remplaçants semblaient être les directeurs de l'équipe", relevait le journal.

Le quotidien sportif Lance a, quant à lui, jugé nécessaire d'opérer un grand ménage, demandant également la tête du président de la fédération brésilienne de football et celle son numéro deux, Marco Polo Del Nero.