Sécurité après la finale du Mondial : le ministère de l'Intérieur détaille un "dispositif exceptionnel" pour que "la fête soit belle jusqu'au bout"

Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, invité dimanche sur franceinfo, les autorités doivent anticiper "deux risques principaux" : la menace terroriste, "qui est toujours là", et "le risque des violences urbaines, des débordements, des mouvements de foule".

Des supporters de l\'équipe de France, place de l\'Hôtel de Ville, lors du match de 8e de finale entre la France et le Nigéria le 30 juin 2014 au Brésil.
Des supporters de l'équipe de France, place de l'Hôtel de Ville, lors du match de 8e de finale entre la France et le Nigéria le 30 juin 2014 au Brésil. (NATHANAEL CHARBONNIER / FRANCE-INFO)

Le dispositif pour assurer la sécurité après la finale du Mondial de foot dimanche 15 juillet est "absolument exceptionnel", a affirmé sur franceinfo le porte-parole du ministère de l'Intérieur Frédéric de Lanouvelle. Plusieurs milliers de policiers et gendarmes, dont 4 000 à Paris, sont mobilisés partout en France.

"La mission du ministère de l'Intérieur est très importante puisqu'elle est de permettre que la fête soit belle jusqu'au bout, a expliqué le porte-parole du ministère. C'est un week-end d'événements heureux. Vous savez, le ministère de l'Intérieur, c'est souvent le ministère de la crise. Là, on est sur des fêtes populaires et très positives."

Menaces terroristes et violences urbaines

Selon lui, il y a "deux risques principaux" : la menace terroriste, "qui est toujours là", et "le risque des violences urbaines, des débordements, des mouvements de foule". "Et c'est pour cela qu'il est important que tous ces rassemblements soient correctement encadrés", a souligné Frédéric de Lanouvelle.

90 000 personnes sont notamment attendues dans la "fan zone" du Champ-de-Mars à Paris, au pied de la Tour Eiffel. "Les préfets ont des moyens qu'ils n'avaient pas forcément il y a 20 ans. Ils ont notamment la possibilité de créer des périmètres de sécurité, c'est-à-dire un périmètre où il n'y aura pas de circulation, avec un cordon de sécurité, et où on entre grâce à des points de contrôle", a-t-il détaillé.

"Sur des zones où il est plus compliqué de contrôler tout le monde, comme les Champs-Elysées où il risque d'y avoir beaucoup de monde en cas de victoire, il y a aussi des évolutions par rapport à 1998", a poursuivi Frédéric de Lanouvelle. La circulation sur les Champs-Élysées sera ainsi interdite jusqu'au milieu de la nuit en cas de victoire des Bleus, ce qui n'était pas le cas il y a 20 ans.