L'équipe de France a "énormément de maturité, des éclairs de génie, un état d'esprit", se félicite Jean-François Lamour

L'ancien conseiller aux Sports de Jacques Chirac espère que la France va "donner cette fameuse deuxième étoile sur le cœur des Français".

L\'ancien ministre des Sports, Jean-François Lamour
L'ancien ministre des Sports, Jean-François Lamour (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

L'équipe de France qui affronte la Croatie dimanche 15 juillet en finale de la Coupe du monde de football en Russie fait preuve d'"énormément de maturité, même dans la difficulté", a souligné sur franceinfo Jean-François Lamour, l'ancien conseiller aux Sports de Jacques Chirac en 1998. Il a fait le parallèle avec les champions du monde 1998. "Il y a un état d'esprit qui est là", a estimé l'ancien député de Paris. 

franceinfo : Qu'est-ce qui vous surprend le plus dans cette équipe de Didier Deschamps ?

Jean-François Lamour : On ne les a jamais sentis désemparés, on les a vus toujours trouver des solutions, des éclairs de génie. Et on a vraiment ce sentiment que cela peut venir de partout. Cela doit mettre très mal les adversaires de la France. Ne pas savoir comment contenir un, deux ou trois joueurs. Le danger peut venir de partout. C'est la grande force de cette équipe.

Quelle image retenez-vous avant cette finale ?

Celui qui m'a vraiment étonné, c'est Hugo Lloris. Il sauve quand même l'équipe. Il a une gestuelle. C'est ce qu'on attend d'un gardien de but. Il y a une beauté du geste, une forme d'esthétisme. Il donne tout. Il le fait avec beaucoup de technicité, beaucoup de maturité. Tout cela se transmet d'un joueur à un autre quand le groupe est vraiment soudé et que l'encadrement est là pour gérer les flux, pour rassembler. C'était ce que faisaient Aimé Jacquet et Henri Emile il y a 20 ans. Il y avait deux ou trois leaders dans le groupe. Eux étaient là pour accompagner, pour porter, pour rassurer quand c'était nécessaire. Je pense qu'on retrouve à peu près le même schéma. Ce n'est pas pour rien que Didier Deschamps est là.

Il y a un parallèle à faire avec 1998 ?

Il y quelque chose de plus qui fait qu'ils sont capables de gagner, de passer l'obstacle, de battre les meilleurs. C'est la force d'une équipe. Il y a une sorte de savoir-faire, de savoir-être, d'ambiance. Il y a quelque chose qui s'est transmis. Il y a un état d'esprit qui est là. Il y a cette cohésion, il y a Deschamps qui est là. Cela me rappelle beaucoup ce qui s'est passé en 1998. On a vécu à peu près les mêmes moments, la même émergence d'un groupe qui avait été pas mal critiqué avant. Ils nous avaient fait bondir de nos sièges, remplis de joie, étonnés par leur qualité personnelle, leur capacité à jouer ensemble. C'est ce que je ressens et j'espère que cela va donner cette fameuse deuxième étoile sur le cœur des français.