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Coupe du monde : la présidente du Brésil ne croit pas à une reprise des manifestations après la défaite

Dans un entretien à la chaîne CNN, Dilma Rousseff estime que le Brésil peut "faire face à l'adversité" et "dépasser" la défaite, après son élimination en demi-finale du Mondial.

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France Télévisions
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La présidente brésilienne Dilma Rousseff lors d'une cérémonie à Brasilia (Brésil), le 17 juin 2013. (EVARISTO SA / AFP)

Elle a beau être "très, très triste" du résultat, Dilma Rousseff ne pense pas que l'humiliation de la Seleçao débordera des terrains de football. La présidente du Brésil déclare, mercredi 9 juillet, ne pas croire que l'écrasante défaite (7-1) de l'équipe nationale face à l'Allemagne réveillera les contestations dans le pays.

"Nous avons eu l'expérience d'être le siège de la Coupe du monde (...) en paix et avec un grand sens de la fête, explique-t-elle lors d'un entretien accordé à la chaîne CNN. Il y a une caractéristique dans le football: il est fait de triomphes et de défaites, cela fait partie du jeu."

Des milliards dépensés pour l'organisation

La fronde était pourtant grande avant le début de la compétition. En 2013 déjà, en pleine Coupe des Confédérations, plus d'un million de personnes avaient protesté contre les 11 milliards de dollars investis dans l'organisation du Mondial et réclamer de meilleurs hôpitaux, transports publics et écoles. Des manifestations qui s'étaient poursuivies plusieurs mois.

Malgré cette déroute sur le gazon du stade de Belo Horizonte, Dilma Rousseff n'imagine pas une reprise du mouvement. "Le pays a une caractéristique très importante, estime-t-elle. Faire face à l'adversité et être capable de la dépasser." Elle appelle donc le Brésil à ne pas se laisser abattre par cette défaite, pourtant historique.

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