Coupe du monde 2018 : Ronaldo élimine le Maroc, l'Uruguay se qualifie, l'Espagne se fait peur... Ce qu'il faut retenir de cette 7e journée

Franceinfo vous résume la septième journée de la Coupe du monde, marquée par la qualification de l'Uruguay et les victoires étriquées de l'Espagne et du Portugal.

Cristiano Ronaldo en train de faire sa séance d\'abdominaux en plein match lors de la rencontre Portugal-Maroc de la Coupe du monde mercredi 20 juin 2018.
Cristiano Ronaldo en train de faire sa séance d'abdominaux en plein match lors de la rencontre Portugal-Maroc de la Coupe du monde mercredi 20 juin 2018. (KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)

L'Espagne a assuré l'essentiel en s'imposant difficilement face à une accrocheuse équipe d'Iran. Ronaldo s'est offert un record, mais a aussi assuré une courte mais importante victoire pour le Portugal face au Maroc (1-0), éliminé tout comme l'Arabie Saoudite face à l'Uruguay. L'Albiceleste, elle, est qualifiée pour les huitièmes de finale. En dehors de la pelouse, Sepp Blatter s'est invité en Russie et le sélectionneur du Pérou a lancé les hostilités avant le match contre les Bleus. Si vous n'avez pas tout suivi, franceinfo vous offre une séance de rattrapage.

Les résultats du jour

Portugal-Maroc : 1-0. Victoire poussive pour le Portugal qui a assuré l'essentiel en disposant du Maroc. Cristiano Ronaldo a inscrit son quatrième but de la compétition d'une tête sur corner dès la quatrième minute. Après cette ouverture du score rapide, les Portugais se sont un peu endormis et ont bien failli se faire rejoindre. Heureusement, le gardien Rui Patricio veillait au grain. Avec cette deuxième défaite en deux matches, le Maroc est éliminé. Le Portugal, lui, se replace dans la course à la qualification dans ce groupe B.

Uruguay-Arabie saoudite : 1-0. L'Uruguay n'a pas réussi à faire aussi bien que les Russes qui avaient infligé cinq buts aux Saoudiens lors du match d'ouverture. Les coéquipiers d'Edinson Cavani ont même fait le strict minimum en s'imposant 1-0 grâce à Luis Suarez. L'attaquant du FC Barcelone a profité d'une erreur du gardien saoudien pour offrir une issue favorable à la Celeste. Avec deux victoires en deux matchs, elle est qualifiée pour les huitièmes de finale. L'Arabie Saoudite, elle, avec deux revers, est éliminée. A noter que ce résultat qualifie également la Russie, en tête du groupe avec les coéquipiers de Cavani.

Iran-Espagne : 0-1. La Roja s'est longtemps heurtée au mur dressé par l'équipe iranienne, avant que Diego Costa sur une partie de billard n'inscrive le but de la victoire. Etrangement, après l'ouverture du score, l'Espagne a eu quelques frayeurs et a même poussé un ouf de soulagement quand l'arbitre a invalidé un but iranien pour un très léger hors-jeu. Dans ce groupe B, tout reste à faire puisque trois équipes (Espagne, Portugal, Iran) peuvent accrocher les deux places qualificatives.

La phrase : le sélectionneur du Pérou prévient les Bleus

Ricardo Gareca ne craint personne et surtout pas l'équipe de France. En tout cas, c'est ce qu'il claironne. Le sélectionneur du Pérou, qui affronte les Bleus jeudi 21 juin (17 heures), a annoncé mercredi en conférence de presse que son équipe "peut battre n'importe quelle sélection". "Depuis trois ans et demi que je suis à la tête de la sélection, même si les circonstances changent, on aborde toujours les matchs avec l'idée de jouer pour gagner, quel que soit le rival", a-t-il assuré.

Après sa défaite face au Danemark, le Pérou doit s'imposer pour préserver ses chances de qualification. Pour y arriver, Ricardo Gareca prévient que son équipe doit réussir à développer son jeu. "Si on peut le faire, on peut poser des problèmes à n'importe quelle équipe, a-t-il lancé. Notre intention, c'est de gagner le match." Voilà Didier Deschamps et ses joueurs prévenus.

Le tweet du jour : la tribune qui fait peur

La France et le Pérou vont s'affronter sur la pelouse de l'Arena d'Ekaterinbourg, une des curiosités de cette Coupe du monde avec ses deux tribunes qui sortent de l'enceinte. Ces tribunes temporaires, ouvertes aux quatre vents, ont été installées pour le Mondial et, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elles ne font pas l'unanimité auprès des supporters comme nous vous l'expliquions déjà il y a quelques jours.

L'homme du jour : Sepp Blatter passe dire bonjour

Pour le match Maroc-Portugal, il y avait un spectateur de marque dont la présence doit gêner la Fifa aux entournures : Sepp Blatter. L'ancien président de l'instance était de passage à Moscou, où il a reçu, selon lui, un accueil chaleureux. "Quand je suis arrivé [mardi], j'ai vu que c'était un peu ma Coupe du monde. La manière dont j'ai été reçu ici, les télévisions, les caméras, les photographes...",  a déclaré le Suisse, qui avait soutenu la candidature russe, sur la chaine RT.

Si sa présence détonne, c'est qu'il est sous le coup d'une suspension de six ans de toute activité liée au football pour un scandale de versement à Michel Platini. D'après Alexei Sorokin, le président du comité d'organisation du mondial, dont les propos ont été relayés par l'agence de presse Tass, Sepp Blatter se serait même entretenu avec Gianni Infantino, son successeur à la tête de la Fifa.

Toutefois, cette visite ne constituerait pas une infraction à sa suspension, selon un porte-parole de la Fifa. Sepp Blatter aurait été invité par Vladimir Poutine et toutes les réunions qui pourraient avoir lieu entre les deux hommes "seront réalisées dans le cadre privé et ne sont pas officielles", a déclaré le porte-parole du Kremlin.

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Le Portugais Cristiano Ronaldo s\'apprête à tirer un coup franc contre le Maroc mercredi 20 juin 2018.
Le Portugais Cristiano Ronaldo s'apprête à tirer un coup franc contre le Maroc mercredi 20 juin 2018. (MATTEO CIAMBELLI / NURPHOTO)

Cristiano Ronaldo dans une drôle de posture. Jambes bien écartées, short remonté pour laisser apparaître ses muscles... Le Portugais s'apprête à tirer un coup franc contre le Maroc. Si cela avait fonctionné contre l'Espagne samedi 16 juin contre laquelle il avait égalisé dans les dernières minutes, il n'a pas connu la même réussite face au Maroc avec deux tentatives qui ont terminé dans le mur.

La stat à sortir pour briller demain à la machine à café

En ouvrant le score face au Maroc, Cristiano Ronaldo a inscrit son 85e but en sélection et est devenu le meilleur buteur d'une sélection européenne de l'histoire. Le Portugais a effacé des tablettes la légende hongroise, Ferenc Puskás, qui détenait ce titre honorifique, avec 84 buts, depuis 62 ans. A noter que l'ancienne gloire du Real Madrid avait atteint ce total en 85 rencontres quand Ronaldo a tout de même mis 152 sélections pour inscrire ce fameux 85e but.

Qu'est-ce qu'on mate (et qu'on zappe) demain

Grosse journée ce jeudi. Si la rencontre entre le Danemark et l'Australie à 14 heures est dispensable, ça s'accélère à l'heure du goûter avec le deuxième match de l'équipe de France. Les Bleus affrontent le Pérou (17 heures) avec l'obligation de montrer un autre visage que celui proposé face aux Socceroos samedi 16 juin. Dans la soirée, il faudra être attentif au choc du groupe D entre l'Argentine et la Croatie (20 heures). Après le match nul de son équipe contre l'Islande et son penalty raté, Lionel Messi est attendu au tournant.