La FFF prédit "un avant et un après" la Coupe du monde féminine de football 2019

"Les Bleues ont conquis le cœur des Français avec leur état d'esprit remarquable", affirme Brigitte Henriques, vice-présidente de la Fédération Française de Football.

La joueuse française Kadidiatou Diani lors du match d\'ouverture de la Coupe du monde au Parc des princes le 7 juin 2019 à Paris.
La joueuse française Kadidiatou Diani lors du match d'ouverture de la Coupe du monde au Parc des princes le 7 juin 2019 à Paris. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

La finale du mondial féminin 2019 opposera les États-Unis et les Pays-Bas dimanche 7 juillet à 17 heures à Lyon. "Il y aura un avant et un après coupe du monde 2019" s’est félicitée sur franceinfo Brigitte Henriques, vice-présidente de la Fédération Française de Football (FFF) qui rappelle que les matchs ont rassemblé "plus de 12 millions de téléspectateurs".

franceinfo : Au-delà des matchs de l'équipe de France ou des grandes équipes, êtes-vous satisfaite de la fréquentation des stades ?

Brigitte Henriques : C'est un pari réussi. Remplir les stades était vraiment une priorité pour nous parce que contrairement à l'Euro 2016, il n'y avait pas de tirage au sort des billets. Il fallait donc vraiment mobiliser les supporters. On a donc eu cette année un taux de remplissage de 74% alors qu'on avait un minimum à atteindre de 56%. On est donc bien au-delà de nos objectifs. Et puis surtout, c'est la première Coupe du monde où l'on a des supporters qui viennent du monde entier. Il y a eu 15 000 supporters néerlandais à Valenciennes, plus de 20 000 Américains, et beaucoup d'Anglais, beaucoup de Suédois.

Est-ce que l'engouement populaire a diminué avec l'élimination de l'Équipe de France ?

En effet il y a eu une petite baisse de l'engouement populaire, mais les gens ont continué à regarder la compétition. Concernant les Bleues, il y a un petit peu d'amertume. Cela aurait été encore plus extraordinaire si elles étaient allées plus loin. Mais il faut dire quand même qu'il y aura un avant et un après coupe du monde 2019. La compétition a fait vibrer les spectateurs et les téléspectateurs. Il y a eu plus de 12 millions de téléspectateurs sur TF1 et Canal +. C'est une grande victoire. Il ne faut pas oublier que les Bleues ont conquis le cœur des Français avec leur état d'esprit remarquable.

Cette compétition a également été l'occasion de souligner les inégalités salariales entre les joueurs et les joueuses. Des évolutions sont-elles à attendre de ce côté-là ?

On avait dit que cette coupe du monde était plus qu'un événement sportif et qu'elle allait faire bouger les lignes. Le football a un tel pouvoir dans la société sur ces aspects éducatifs, social et citoyens. Toutefois, il faut respecter l'évolution de cette discipline. Si on peut permettre à des télés, des sponsors, des partenaires d'investir dans ce football féminin, peut-être qu'après on pourra permettre aux joueuses de gagner d'avantage d'argent et d'être dans de meilleures conditions. Aujourd'hui, on est sur la bonne voie pour leur permettre de jouer dans des conditions de haut niveau. Et ça, c'est un vrai challenge.