Coupe de France : une rixe entre supporters de l'OL et du PSG fait une trentaine de blessés légers, dont huit policiers

Ces événements ont eu lieu juste avant la finale de la Coupe de France qui s'est déroulée à Lille samedi et ont été condamnés "avec la plus grande fermeté" par le président Emmanuel Macron.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Un bus calciné au péage de l'autoroute A1 à Fresnes-les-Montauban (Nord), le 25 mai 2024. (PIERRE BEAUVILLAIN / AFP)

Un autocar calciné, 30 supporters et huit policiers ont été légèrement blessés, dans la soirée du samedi 24 mai, lors d'affrontements entre supporters de l'OL et du PSG à un péage d'autoroute, a annoncé le préfet du Nord dans un communiqué. Ces événements ont eu lieu juste avant la finale de la Coupe de France à Lille.

Cette rixe a opposé des supporters des deux équipes qui se rendaient au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d'Ascq aux environs de 18 heures sur l'Autoroute A1, au niveau du péage de Fresnes-lès-Montauban (Pas-de-Calais), à quelques dizaines de kilomètres de Lille. Au cours de ces violences, un bus a été incendié et deux autres endommagés, a précisé la préfecture du Nord dans un communiqué publié dans la nuit. Trente supporters ont été légèrement blessés, dont 14 ont nécessité "une prise en charge médicale", ainsi que huit policiers.

Des violences "inadmissibles"

Le chef de l'Etat Emmanuel Macron, présent au stade pour assister à la victoire du Paris-Saint-Germain (2-1), a condamné ces affrontements "avec la plus grande fermeté". "Ces actes de violence, qui ont eu lieu en amont du match sur la voie publique, sont inadmissibles" et "à l'opposé des valeurs qui doivent être portées par le football", a réagi la Fédération française de football.

"Ce sont des rendez-vous sportifs où il faut avant tout être dans la joie." Même son de cloche du côté de Luis Enrique, l'entraîneur du PSG, qui dit "regrette[r] toute violence qui se fait sur le dos du football". Le capitaine lyonnais, Alexandre Lacazette, a lui précisé que les joueurs avaient vu les images avant la rencontre. "C'est triste au foot d'en arriver là", a-t-il dit.

Un mauvais concours de circonstances, selon la préfecture

Selon le récit du préfet du Nord, Bertrand Gaume, un convoi de supporters, escorté par la police, a croisé celui des supporters adverses, "arrivé au mauvais endroit" et "à un mauvais timing", au niveau du péage. Des supporters, dont il n'a pas clairement précisé s'ils étaient lyonnais ou parisiens, ont alors "déclenché les sécurités du bus" pour "attaquer l'équipe adverse", qui a de son côté envoyé des fumigènes contre un autocar. "Il y a eu des rixes très violentes", avant l'intervention "très rapide" des forces de l'ordre, selon Bertrand Gaume.

Le Collectif ultras Paris a lui affirmé que c'est un car parisien qui s'est "fait attaquer par un car lyonnais", alors que la route était "exclusivement réservée aux supporters parisiens", chaque groupe ayant "un parcours prédéfini". "Par la suite, d'autres cars parisiens et lyonnais se sont croisés, et nous avons dû encore nous défendre", ajoute-t-il dans un communiqué.

"L'itinéraire suivi était celui de l'escorte, modifié par la police. Les bus étaient bien sous escorte", a de son côté assuré l'Olympique lyonnais dans un communiqué condamnant ces violences.

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