Malgré les soupçons, Michel Platini se dit "déterminé" à briguer la présidence de la Fifa

La justice suisse s'interroge sur un "paiement déloyal" de 1,8 million d'euros reçu en février 2011 de la Fifa. "Mon intégrité ne fait aucun doute", répond  l'actuel président de l'UEFA à l'AFP.

Michel Platini, président de l\'UEFA, lors du tirage au sort de la Ligue Europa à Monaco, le 28 août 2015.
Michel Platini, président de l'UEFA, lors du tirage au sort de la Ligue Europa à Monaco, le 28 août 2015. (MAXPPP)

Pas question de rentrer aux vestiaires, malgré les soupçons. Michel Platini "reste déterminé" à se "présenter à la présidence de la Fifa", actuellement empêtrée dans un scandale de corruption. Dans un entretien à l'AFP, mardi 29 septembre, l'actuel président de l'UEFA  assure que son "intégrité ne fait aucun doute".

Ces déclarations interviennent après l'audition en qualité de témoin, vendredi, du patron du foot européen. La justice suisse s'interroge sur un "paiement déloyal" de 1,8 million d'euros reçu en février 2011 de la Fifa. Il s'agit en réalité du "solde de la rémunération qui m'était dû pour le travail que j'avais accompli", répond Michel Platini.

Platini s'explique sur le versement de 1,8 million d'euros

"J'étais employé par la Fifa [entre 1998 et 2002] en qualité de conseiller de son président, Joseph Blatter, notamment pour tout ce qui concernait les questions liées au football, comme, par exemple, le calendrier international, précise l'ex-meneur de jeu de la Juventus de Turin. C'était un travail à plein temps."

Neuf ans plus tard, l'intégralité de sa rémunération ne lui avait toujours pas été versée, explique-t-il : "N'ayant jamais douté que ce qui m'était dû me serait versé en temps opportun, je n'ai pas cherché à obtenir ce paiement rapidement et j'ai quelque peu laissé de côté cet aspect des choses, pour finalement demander à la Fifa le solde de ma rémunération en 2011."

"Je n'ai rien à me reprocher"

Michel Platini se dit donc "calme et totalement serein". L'ancien footballeur a pris "personnellement" l'initiative de contacter la commission d'éthique de la Fifa. Celle-là même qui a adressé ce mardi un carton rouge à l'ancien vice-président de l'organisation Jack Warner, en le suspendant à vie de toute activité dans le football. Michel Platini assure ne craindre de son côté "aucune suspension", car il n'a tout simplement "rien à [se] reprocher".